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Respiration tranquille. .
Idem • • .
Respiration forte et pro-
fonde
Respirations aussi fortes
et aussi rapides que
possible
Respirations aussi lentes
et faisant circuler aussi
peu d*air que possible.
Quant au rhylhme respiratoire proprement dit, Panum affirme que « la durée relative de l'inspiration e! de l'expiration est semblable dans Tair comprimé et à la pression normale. » Et il donne à l'appui de cette assertion, qui contredit ce que nous avons précédemment rapporté d'après Vivenot, un tracé des mouvements respiratoires enregistré directement.
Circulation. — Panum rapporte les observations de Vivenot et de Sandhal, et admet le ralentissement du pouls. Il tenta de faire des expériences sur deux chiens pour étudier les modifications de la pression manométrique du cœur ; mais elles ne donnèrent aucun résultat.
La diminution du cours du sang dans les capillaires est prouvée, selon lui, par ce fait qu'un mal de dent a disparu dans l'air comprimé. Cependant, les observations sur les conjonctives et les oreilles de lapins n'ont rien montré de net ; du reste, déclare-t-il, il y a là trop de causes de complications. Mais quelle est la cause prochaine de ces modifications dans les actes circulatoires?
45e HISTORIQUE.
La diminution du pouls et de la tension doit être due à une influence sur ractkm du cœur. Cette influence est-elle une suite des changements respiratoires ? Dépend-elle de la pression qui s'exercerait sur les muscles et les ganglions du cœur? Ou encore de quelque autn* circonstance ? Je n*ose donner une opinion autorisée.
Le travail de 6. von Liebig^ contient le récit d'expériences faites à Reîchenhall dans les appareils des frères Mack. La pression moyenne à Reichcnhall est de 72 à 73 centimètres; dans les appareils elle variait de 100 à 130 centimètres.
G. Liebig a constaté d'abord, après tant d'autres, que la Respiration se ralentit dans Tair comprimé. Chez Kramer, l'une des personnes qu'il observait, elle est tombée de 10 à 7 par minute, et est restée à ce chiffre sous la pression normale : mais chez Taulrc, Mack, l'un des propriétaires de rétablissement, qui avait l'habitude de l'air comprimé, la difTèrencc n'a été que de 43 à 41.
L'amplitude respiratoire a également été modifiée chez le premier sujet ; elle a passé 0*",819 à 1\073, pour rester à l',068. Mais chez le second, le changement n'a été que de l',437 à l',489, et l'on peut le considérer comme nul.
Maycr* a fait des observations agnalogues sur une dame atteinte d'ascite, et sur lui-même :
Il constata les phénomènes habituels. Mais (au contraire de.Yivenot) il trouTi un ralentissement constant du pouls, qu*il explique par les résistances circulatoires augmentées ( pression augmentée sur le cœur et les vaisseaux ) ; la respiration fut aussi ralentie. La capacité vitale du poumon augmenta d*une façon sensible, qui sembla être persistante. La combustion augmentée éleva la température, chez la patiente, de 57*3 à 37*7.
Le travail de Marc' est plus intéressant, bien qu'il ne porte que sur une observation que le D' Stachelhausen, atteint d'hémop* tysie et d'asthme emphysémateux depuis 4 ans, a faite sur luimême.
Après une cure d'un mois, une amélioration considérable s'était produite ; mais je n'ai pas à insister sur les détails pathologiques. Le fait le plus frappant de l'observation est la modification profonde apportée dans le nombre des pulsations cardiaques et des raouve-
« Ueber dos Athmen unter erhôr/Ueri ÎMfldruck. — Zeitschrifl f. Biologie; ¥• vol., p. i-27, Mûnchen, 1869.
* Bericht ûber eine VenuchtSitzung in comprimirlen Lufl. — Peterthurgh med. Zeitsch, XII. Ext. in Gurit's und llirscirs Jahr. 1870, 1. 1, p. 210.
* Deitrâge zur Erkenntnisa dcr physiologiadien und therapeulitchen Wirkungen der liàdcr in comprimirten luft. — lierlinen Kfinixche Wochenschi/Ï, 1871, p. 249-2M.
mcnts respiratoires; tableau suivant :
THËORIBS ET EIPÉRIENCES. «1
j'ai résumé les chiffres de l'auteur dans le
Ainsi, deux choses sont à remarquer : d'abord la diminution brusque du nombre des pulsations et des mouvements respiratoires par l'action dans l'air comprimé ; la diminution du nombre de ces derniers, même à l'air libre, pendant la durée de la cure, tandis que les pulsations n'ont point changé.
La capacité pulmonaire mesurée au spiromètre a élé augmentée de 550 c. c.
aTant le commencemenl de la cure pendant la cure
1450 cent, cubes.
1600 id.
1800 id.
1»00 id.
3000 id.
n est k regretter que Marc n'ait indiqué ni le degré de la compression de l'air, ni la durée du séjour de^son malade dans les appareils.