XXXIV. — (:iochede
Commencé à 4*" 19™; agitation médiocre. xV 4*" 25™, pression de 23«; vomit. Fermé robinets.
iMoins malade que le précédent. A 4? 27™, on descend à 24«,5 de pression ; trés-halelant. A 5** 27™, meurt avec convulsions.A 5*» 40™, la température est de 51%6 ; 29°,4 à S»* 52™. A vécu !•» 2™ dans la valeur de (H,9 d'air; soit, par litre, 1** 7™.
Air mortel :0 11,5; CO'8,1.
CO^ -h 0 = 19,4; ~ =0,84.
Expériences XXXV-XXXVI simultanées. — 26 juillel. Temp. 22« ; pression 76^ — Moineaux francs.
WXV.— Cloche de 2», 25.
llamené en quelques minutes à 55'' de pression. Fermé les robinets â !»• 45™.
Mort â o^ 25™. A ainsi vécu !•* 40™, dans une cloche dont la capacilé représentait l',6 à la pression normale; soit, par litre, 1*" 3"». A 5*55", tempér. rectale 28*».
AirmorlelOi, 6; CD* 15,4.
CO-*-hO=18,0; -J- =0,81.
XXXYI. — Cloche de 5',2.
Ramené à 47*= de pression. Fermé robinets à 2*'. Mort à S*» 55. A vécu l'' 53™, dans une capacité équivalente à 2*=; soit, par litre, 57".
A i^, tempér. rectale 27°. '
Air mortel : 0 5,5 ; G0M2,i.
Expérience XXXVII. — 18 mars. Pression 76^.
Moineau franc, mis à l'>,45"* sous cloche de oS2. La pression est amenée à o8^ Mort à o''15'". Quelques taches clans le diploé crânien, à lu région occipitale. A vécu l^'oO*" dans la valeur de l',6 d'air, soit par litre, 56 minutes.
Air mortel 0 8,2;CO« 11,0.
J'ai rendu compte, à dessein, dans les pages qui précèdent, d'un grand nombre d'expériences, afin de montrer ce qu'il y a d'indéfiniment variable dans les phénomènes, et en même temps ce qui se dégage de général de celte variété qui défie a la fois les moyennes illusoires et la prétendue précision des décimales. A coup sûr, lorsqu'un moineau meurt sous une cloche à une certaine pression, l'air de celte cloche a une composition que les méthodes les plus perfectionnées de la chimie moderne pourraient peut-être permettre de déterminer à un dix-millième près. Mais de quoi servirait celte précision, alors que nos expériences nous montrent qu'un autre moineau, en tout semblable au premier, placé dans des conditions en apparence identiques, meurt avec une composition de l'air ambiant qui peut différer de la première de 4 ou 5 dixièmes d'oxygène ou d'acide carbonique, ou même plus? Mieux vaut évidemment multiplier les expériences pour tacher de trouver l'explication de ces différences, et s'en tenir aux méthodes d'analyse commodes qui perniettent d'agir rapidement.
Mais le comble de l'absurde, et c'est malheureusement ce ^ui se trouve assez souvent dans les travaux allemands, est de prétendre donnera ces dernières méthodes une apparence de précision qu'elles ne comportent pas, en poussant les calculs jusqu'aux 2^ et 5^* décimales, en s'en rapportant même ^ la table de logarithmes pour en obtenir davantage. Ce
charlatanisme des décimales, qui amène à donner comme exacts les millièmes dans un nombre faux dès les unités, est un des trompe-l'œil dont il faut le plus se métier. Précisons notre critique, en l'appliquant au cas présent.
Supposons, dans un tube gradué en dixièmes de centimètres cubes, renversé sur la cuve à mercure, notre mélange gazeux habituel d'azote, d'oxygène et d'acide carbonique. Pour éviter d'avoir à tenir compte dans la première visée d'un ménisque mercuriel convexe, et dans les deux autres d'on ménisque aqueux concave, j'introduis d'abord dans le tube quelques gouttes d'eau pure, et je cherche à déterminer le niveau. Or, en admettant prises les plus grandes précautions, il est impossible d'apprécier, avec une approximation plus grande que un demi-dixième, la hauteur de la colonne liquide. Supposons que j'aie trouvé qu'elle affleure entre 25",3 et 25'% i; mais je ne puis savoir s'il s'agit de^o'^^oi ou de 25''%37 par exemple. J'ajoute maintenant la potasse, j'agite vigoureusement, à plusieurs reprises, et je plonge à nouveau le tube dans le mercure pour le ramener à la température primitive. Je suppose encore tout au mieux: le niveau actuel sera, par exemple, entre 20*=%2 et 20**,S, et j'ai à choisir entre 20",23 et 20'%28. Il aura donc disparu, suivant que je prendrai plus ou moins haut moD niveau de ménisque, — et l'on sait combien la visée est difficile pour un liquide incolore, sans parler de ceci, que le ménisque de l'eau pure, dans un tube nécessairement un peu sale, n'est pas le même que le ménisque de l'eau potassée qui mouille parfaitement le verre, — il aura donc disparu, sur une quantité moyenne de 25",53, soit 5",04, soit 5*^,14 d'acide carbonique, ce qui donne, pour la composition centésimale : dans le premier cas 25,35 :lOO^5'*,04; a;=ir,88; dans le second, 25,35: 100=5^14:x=20«,2ï. C'est-à-dire, sans tenir compte de la cause d'erreur due a l'opération elle-même, et qui, ici, agit sur la seconde décimale, que mon analyse, si bien faite qu'elle puisse être par la* méthode volumétrique, m'expose à une erreur qui peut aller dans le cas particulier actuel jusqu'à 20,27-*
19, 88=0", 39. En d'autres termes, la première décimale peut et doit, dans la rapidité nécessaire des analyses, être j constamment faussée.
C'est avec cette préoccupation qu'il convient d'envisager tous les résultats de nos analyses ; et, ceci étant considéré, personne ne me reprochera de m'être prudemment arrêté à ' ce chiffre qui indique juste le degré de précision que l'on peut attendre de celte méthode volumétrique d'analyse, pas plus qu'on ne me reprochera de ne pas avoir employé d'autres méthodes, alors que les différences expérimentales, dont nous ne sommes pas maîtres, sont au moins du même \ ordre, ainsi que je l'ai dit plus haut.
Ces réserves faites, examinons les résultats des expériences ; que, pour abréger une lecture fastidieuse, j'ai groupées en ' un tableau d'ensemble en les disposant suivant l'ordre des • pressions.
i Si l'on examine la colonne 8, qui indique la proportion
? d'oxygène restant dans l'air devenu irrespirable, on voit que
j les chiffres qu'elle contient vont en augmentant au fur et à
[ mesure que la pression diminue. Cette règle souffre cepen-
i dant d'apparentes exceptions que révèle le tableau. Mais si
Ton veut considérer les résultats que donnent les analyses
- d'air devenu morlel faites à la même pression, on voit que
L les exceptions signalées sont du même ordre que les dilîé-
V renées qui séparaient les résultats de ces analyses. Ainsi, à
' la pression normale, la proportion d'oxygène restant a oscillé
entre 5 et 4,2 pour 100; de même, à 24%2, nous k voyons
osciller entre H, G et 15,7.
Le sens général du phénomène se montre avec bien plus cie netteté encore dans la courbe représentée en 0, figure 17. Ici les pressions sont mesurées sur Taxe des abscisses, en ordre croissant, et les quantités d'oxygène sont portées sur celui des ordonnées. Nous verrons tout à l'heure que cette courbe, si on fait abstraction des petites irrégularités dont nous avons parlé, répond à une définition géométrique précise, et n'est autre chose qu'une branche d'hyperbole.
La proportion de l'acide carbonique produit suit tout
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