LXVII. — Cloche de
Mis à 2** 54'". A 5*', pression 20^5; miaule. Fermé les robinets. Meurt à7M5".
572 EXPÉRIE>CES.
AiriTortel: 0 8,5; COH2,0.
CO«-|-O=20,5; 1^^:0,97. Tension (rO=2,2.
LXVllI. — Cloche de 5».
Mis à 2*» 38™; à 2** 48*", la pression est de 22^; marche encore et miaule; à 2'' 53", la pression est de 16%2; l'animal est couché à plat. Fermé les rohincts. A 3** 8'", je descends àl5%4.
iMort à 1^ 35'».
AirmortehO 13; CO» 7.
CO* 4-0=20,0; ^ = 0,98. Tension d'0=2,2. OxP
Le rapport „.^ s'est ici maintenu avec une remarquable
régularité à 2,2, chiffre environ moitié moindre de celui qu'ont donné les chats adultes.
Déjà, dans mes Leçons (p. 510), j'avais trouvé que, tandis que les chats adultes laissent en moyenne dans l'air confiné, où ils meurent à la pression normale, 5,5 d'oxygène, les nouveau-nés ne laissaient que 5,0. Pour les rats adultes, la moyenne avait été de 2,0 et un nouveau-né avait été jusqu'à 0,75.
Si maintenant nous faisons les calculs nécessaires pour» trouver la durée de la vie de ces chats nouveau-nés, rapportée comme, nous l'avons fait pour les adultes, à un litre d'air à 76' et à un kilogramme d'animal, nous trouvons que cette durée est : à î>8% de 55 minutes; à25%5, de 24 minutes; à 20%5, de 57 minutes; à 15%4, de 52 minutes.
On voit que la durée de la vie a été sensiblement la même aux très-fortes dépressions comme aux pressions moyennes. De plus, en comparant ces chiffi^es avec ceux qu'on tire do l'étude des chats adultes, on voit que la durée de la vie des nouveau-nés a été d'environ quatre fois plus considérable. Ce sont là d£ux faits qui concordent avec ce qu'on sait de la résistance vitale des animaux nouveau-nés.
Enfin, il est intéressant de constater que le rapport entre Toxygène consacré, et l'acide carbonique produit, a été chei les nouveau-nés, notablement plus élevéqife chez les adultes:
sa moyenne est en effet de 0,97, tandis que pour les adultes elle est seulement de 0,86.
CHIENS. — Expérience LXIX. — 11 mars. — Chien pesant 4"^, 3. Cloche de 51».
Mis à ]'• 40'" à 45* de pression. Anxieux; se couche à i^ ; est trouvé morl à 2»» SO"».
Air à 2'»: 0 5,5; C0= 16,1.
Air après la morl, 0 5,4; CO* 16,7. Tension d*O--=3,0.
LAPINS. — Expérience LXX. — 15 mars. — Lapin, Clochede 11*,5.
Mis à 2^ 28'". Laissé à la pression normale.
A Z^ 50"", debout, anhélant; à 3»» So", s'agite; à 4'', tombe; à 4»' 30'», dernière respiration, sans convulsions. 15"* après, sa température rectale est de 34°.
Air mortel : 0 5,7 ; CO' 15,2.
CO' 4- 0 = 18,9 ; ^==0,96. Tension d'O = 3,7.
Expérience LXXl. — 16mars. — Lapin pesant l'',900. Cloche de 20*, 75.
Commencé à 2*' 5'"; à 2'' 25™, la pression n*est plus que de 41^ Fermé les robinets. A 2»> 55"', gêné ; à 3** 20"* très-gêné ; à 3»* 35"», tombé ; à 3** 50'" mort sans convulsions ; 5"* après, la température rectale est 35",3.
A vécu i** 25"* dans 18', 85 d*air à 41% ce qui donne, par litre et par kilogramme une durée de 1 6"*.
Airmortel : 0 5,9; CO» 13,3.
CO«-h 0=19,2; ^=0,81. Tension d'0 = 5,2.
Expérience LXXU. — 14 mars. — Pression 76^6; température 13** — Lapin pesant l'',540. Cloche de 51*.
A 2** 27'", commencé le courant d'air; le manomètre monte lentement; à 2** 58"' la dépression, est de 41*^; l'animal est resté jusque-là parfaitement tranquille. A 3'' 2'", 50*^ de diminution, le lapin devient inquiet : on fenne le robinet d'appel, et on continue à pomper. A 3** 7"*, la pression n'est que de 15%6; l'animal se couche. A 3»* 12"*, elle est de 16^ Mort à 3»* 20«.
Air mortel :019; C0M,6.
C0« -f- 0 = 20,6 ; ^ = 0,84. Tension d'O = 4,0.
Expérience LXXIU. — 15 mars. — Lapin pesant l'*,650. Cloche de 20'75.
Commencé à 3** 48"*. A 4'* 5"*, la pression est de 29^ On ferme les robinets. L*animal meurt à 6** 42"*; 10"* après, sa température est de 32®. On ne peut rien dire sur la durée de la vie, parce qu ' *lest rentré un peu d'air pendant l'expérience.
elTorls pour se relever; à 5'' 10"', soubresauts convulsifs; meurt à ô"» 50'"; 20"" après, la température rectale est 2o".
A ainsi vécu S** 40"" dans 4', 71 d'air; ce qui donne, par 1000«' et par litre à la pression normale, î21'".
Air mortel :0 8,1 ;C0« 15,6.
CO* 4-0= 2^,7; ^-^ :::= 1,21. Tcnsiou d'0 = 2,0.
La valeur de la tension de 1 oxygène a élc, dans ces diverses expériences :
A la pression normale, de 2,5; à 46%5, de 2,1; à 41%5, de 2,2; à 27%8, de 2,0; à 19%5, de 2,0; à 16% de 5,0; à 15%6, de 5,4; à 12% de 3,0.
On remarquera que, aux très-fortes dépressions, la somme C0*+0 a été 21,1; 21,4; 22,1; 22,1; 25,7 et 24,3, c^eslà-dîrc supérieure à la proportion primitive de l'oxygène. L'excès est dû, sans aucun doute, à l'acide carbonique contenu dans les intestins de ces rongeurs, dont on voyait le ventre se ballonner au début des pressions très-basses, et qui vraisemblablement laissaient échapper alors une partie dé leurs gaz dilatés.
Quant à la durée de la vie, en la rapportant à 1000 grammes d'animal, elle a été, par litre : à la pression normale, de 12 minutes; à 46%5, de 14 minutes; à 41%5, de 24 minutes; à 27%8, de 17 minutes; à 19%5, de 21 minutes; à 16% de 16 minutes; à 15%6 et à 12% la mort est survenue beaucoup plus rapidement. Nous rencontrons ici une régularité que ne nous avaient pas fournie les oiseaux, extrêmement variables dans leur manière de se comporter sous les cloches. Les deux nombres extrêmes 12 et 24 s'expliquent par l'incessante agitation ou la tranquillité parfaite des animaux en expérience.
Si Ton rapproche ces chiffres de ceux qui nous ont été lournis par les autres mammifères, on voit qu'ils sont environ le double de ceux donnés par les chats adultes, à peu près égaux à ceux des lapins, et encore notablement inférieurs à ceux des chats nouveau-nés. Disons en terminant que, pour les moineaux, dont le poids ordinaire est de
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