C. 18 dans une cloche de V ; pression de
' D. 18 dans une cloche de 13*; pression de 25^;
E. 5 dans une cloche de 6^ pression de 5^ ' La cloche D casbe le 25 juin ; l'eau de la fermeture hydraulique y rentre avec l'air ; on la laisse sans renouvellement. ïous les deux jours on change Tair des cloches B et C ; tous les jours celui de la cloche E.
Le 8 juillet, on arrête Texpérience, Ton ramène tout à Fair libre, et4*on 6uvre les cocons.
Les cocons de A et D sont éclos du matin : papillons sortis dehors. ,. Ues chrysalides de B, 3 sont transformées, mais les papillons sont- restés dans le cocon.
Les autres sont très-vives, mais non transformées.
Celles de C sont assez vives, mais non transformées.
On n*ouvre pas les cocons de E.
Le i 5 juillet, on trouve qu'il s*est encore transFormé 3 chrysalides à B; tout est mort, du reste.
~ G : tout est mort également ; mais sous la peau de la chrysalide on trouve la transformation déjà très-avancée.
. D : tout mort, avec un degré de développement considérablement moindre.
Il serait intéressant de faire des expériences avec des ceuls de grenouilles, des larves d'insecHes, etc.
ACCIDENTS DE LA DÉCOMPRESSION : LEUR DESCRIPTION. *l&
§ C. — Limite inférieure de prefston.
La valeur de la dépression à laquelle surviennent les divers accidents que je viens d'énumérer, celle de la limite inférieure incompatible avec la vie, varient suivantles espèces. Elles varient également suivant que les animaux sont restés calmes ou qu'ils se sont agités pendant la durée de Texpé* rience.
Chez les moineaux, le malaise commence généralement à se manifester aux environs d'une demi-atmosphère. L'animal commence à devenir inquiet ; il cesse de sautiller, et ses res« pirations s'accélèrent; c'est vers 25 centimètres qu'il corn-, mence à vomir, à osciller sur ses pattes; bientôt il tombe,: et si la dépression approche de la limite mortelle, il tourne sur luij-même et s'agite convulsivement. Nous avons vu plus haut que celle limite était d'ordinaire de 17 à 18 centimètres.
Elle peut varier, dans des limites assez étroites, pour la même espèce, d'un animal à l'autre, alors même que toutes les conditions de la vie paraissent bien identiques. En voici pour preuve une expérience :
Expérience CCXLVIll. 18 juin. — 4 moineaux : A, vieux mâle, vigoureux; B, C, D, femelles, bien portantes; tous réunis dans lu môme cage depuis plusieurs jours. Mis ensemble dans une grande cloche de 30 lilres, sou^ courant d'air. Un linge qui recouvre la cloche les empêche de s'effrajer et de s*agiter inégalement; ils restent fort calmes perfdant toute la première partie de Texpérience , c*esl-à-dire jusqu'à ce qu'ils souffrent de l'air raréfié.
La dépression commence à 4*» 45"».
A 4^ 49"S la pression n'est plus que de ^8^,8 : B et D vomissent à plusieurs reprises.
A A^ 5'2°», pression 29%8 : A vomit à son tour.
4*" 53 "», pression 27^8: G vomit; D est très-malade. .
4^ 54"», pression 26s8 : tous haletants et accroupis, sauf C qui se lient sur ses pattes
4^ 55'", pression 24s8 : tous marchent en se traînant deci delà; seul A reste immobile, le bec à terre.
4^56*", pression 23%8; le plus malade est éndemment A; pui»
li» :^d^.^ pOTOK /Bffs'l 31^ J*. piDi j^iinTE ims rraiéds
1 > 3*». 10H YTI^ Ib».
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fai BOOtR qaH est possible, zftc àts pcêcaiitiaiis coq- TenUes, d'amrer jusqu'à 10 oe&IÎBèlres p. m5*^ limite npû eoocorde arae otUe qo'indiqoe le cilail pour la piesw» «iniiM de Toxygêiie. D faut poiir ceb opérer aTec me tro-fruide lenteur. En allant l^usquement, an contnire, on pent Toir les trembles surrenir beanconp plus tôt, et, par exemple, la mort arrÎTer tout a eoup entre 35 et 30 eentimétres. D en est de même lorsque Tanimal s'agite.
InTersemem, il arrive souvent qu'un animal qui parait fort mal à son aise, près de périr« sous une très4aible pression^ se remet ensuite, se relère, et sV accoutume fort bien.
Tous ces (ails, qui compliquent la solution numérique du problème, sont parfaitement en rapport avec ce qu*indiquent les obserrations des voyageurs en montagne, et avec ce qu'on sait des conditions de l'asphyxie.
Plus ménagées seront les transitions, plus facilement s'obtiendra raccoutumance ; plus grandes seront les dépenses d'oxygène, plus vite se fera sentir TefTet de sa privation. Les voyageurs, comme les oiseaux décomprimés, comme les animaux asphyxiés, d'une manière générale, soufirent d'autant plus qu*ils agissent davantage ; les voyageurs, nous en avons eu maints exemples, sont forcés, à certaines hauteurs, de s'arrêter pour s'accoutumer, de se coucher pour diminuer la dépense d'oxygène. Les faits que j'indique sont parfaitement en série avec ceci.
Ajoutez que, d'après un certain nombre d'expériences dont le résumé forme le tableau II (p. 560), la résistance est notablement moindre quand la température est très-basse. (Test une considération importante, car les voyageurs comme les aéronautes sont le plus souvent exposés à cette condition
déprimante. Or rien de plus naturel, la consommation d'oxygène devant être augmentée par le froid, sous peine d'un notable abaissement de la température du corps.
Espèces diverses. — Si maintenant nous considérons la résistance moyenne présentée par les diverses espèces, nous trouvons que, chez les oiseaux, les rapaces paraissent presque aussi sensibles à la dépression que les moineaux. Le fait est curieux, lorsqu'on pense au}^ hauteurs atmosphériques considérables qu'atteignent les grands oiseaux de proie.
L'expérience suivante, si on la rapproche de la précédente, qui a été faite le même jour, en donne une preuve plus nette encore que celles qui se tirent du tableau de la page 577.
Expérience CCXLIX. — 18 juin. — Mouette rieuse (Larus ridibundus Lin.) et Crcsserelle (Falco tinnunculus Lin.).
La dépression s'est faite dans les mômes conditions de rapidité que pour les moineaux de Texpérience CGXLVIII. Je résume dans le tableau suivant les phénomènes présentés, sous la même pression^ par ces trois espèces :
rnKSSIOIl CHE^SEniLLE MOUETTE MOINEAOX
38s8 B, D vomissent.
34,8 Vomit Id.
3i,8 Titube, vomit. ... Id.
îJ9,8 Id A vomit.
27,8 Vomit Id C vomit; D très-malade.
20,3 Couchée, très-malade.. Couchée, plus malade
que la cresserelle. A et D mourants.
18,8 Id Va mourir ; j'ouvre. . J'ouvre.
47,8 Va mourir; j'ouvre.
Ainsi, la cresserelle n'a guère qu'un centimètre d'avance sur la mouette, et deux ou trois sur les moineaux. Il serait bien intéressant de mettre en expérience , • non plus seulement un représentant zoologique des rapaces de haut vol, mais un de ces oiseaux lui-même, un condor, par exemple ; malheureusement, cette bonne fortune n'est pas près d'arri* ver aux physiologistes.
Parmi les mammifères, les chats paraissent avoir une susceptibilité presque aussi grande que les moineaux. Elle l'est certes plus que celle des chiens, qu'il faut pour les
tuer pousser à 10 ou 8 centimètres. Nous avons vu, du reste, dans l'historique, que les chats sont difficiles à élever et même meurent rapidement sur les hauteurs (voy. p. 43, 49).
Les cochons d'Inde et les lapins sont très-faciles à amener à de basses pressions, et, leur température diminuant très-vite, ils passent, pour ainsi dire, à l'état d'animaux à sang froid.
C'est cet état dans lequel sont, par à peu près, les chats nouveau-nés : aussi meurent-ils un peu plus tard que les adultes.
J'avais espéré, en soumettant à la décompression un animal hibernant, l'amener à des pressions très-faibles aussi, pensant qu'il hibernerait, pour ainsi dire; mais la seule expérience que j'aie faite, avec un hérisson, a déçu mon attente (voy. p. 578). Il ne m'a pas été possible de dépasser 18 centimètres sans que la vie de l'animal semblât immédiatement menacée.
J'ajoute enfin que, comme on devait s'y attendre, les animaux à sang froid résistent à des pressions extrêmement basses.
g 7. — Mort.
J^ai indiqué plus haut comment tantôt l'animal meurt sans aucun mouvement, tantôt il se relève et se roi dit violemment avant d'expirer, tantôt enfin il a de véritables convulsions. Tout cela, nous l'avons vu, dépend de l'état d'épuisement dans lequel il est, du temps depuis lequel dure l'expérience, etc.
L'autopsie ne montre guère de résultats intéressants. Le sang est noir partout, excepté dans les veines pulmonaires^ où il absorbe de l'oxygène pendant le retour à la pression normale. Il ne contient jamais de gaz libres*
Chez les mammifères, les poumons sont parfois un peu emphysémateux ; presque toujours ils sont ecchymoses par places, quelquefois, mais rarement, avec héraorrhagie véritable ; dans d'autres cas, à la suite de décompressions 80U*
daines, je les ai vus comme carniGés, revenus à l'état fœtal, et allant par gros fragments au fond de l'eau. Je tâcherai d'expliquer, en parlant des décompressions brusques, ce phénomène étrange.
Un fait curieux, c'est la rapidité avec laquelle survient la rigidité cadavérique. C'est un résultat que j'ai constaté avec soin chez les moineaux. Tandis que, si l'on coupe la tète à l'un de ces animaux, la rigidité cadavérique reste environ trois quarts d'heure avant de se manifester, elle survient entre 10 et 20 minutes après la mort dans l'air raréfié.
Je prendrai comme exemples un certain nombre des expériences rapportées au chapitre I (page 539 et suiv.). Elles permettent de dresser le tableau suivant :
TABLEAU XIU.
M es
HiGIDITi GADAViniQUE
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