‹ La prière des naufragés drame en cinq actes par mm. D'Ennery et Ferdinand DuguéChapitre 19 sur 75 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

BARABAS, RAOUL, p*.i. LOUISE « MARTHE.

IUOCL, ir*»-*git«.

Barabasl

UUBil.

Capitaine?

RAOUL

N’as-tu pas entendu?

BARABAS, ému.

Quoi! quoi!

raouC.

Comme un long mugissement, (eu uni wwd «i pntati* •* i*» isadra.)

BAR SBA».

Là... bous dos pied».

Ne sens-tu pas frémir cette place qui nous porte?

BAfUDAS.

Oui... on dirait., on dirait que ça remue... que ça monte... RAOUL.

C’est la mer qui s’agite et mugit sous cette prison... La mer qui se soulève et qui lutte contre ses entraves... Oui, c'est l'heure où les flots déchaînés vont briser tout obstacle, l'heure où il» vont redevenir libres.

BARABAS

Ah ! saprclolte, c’est la débâcle I

LOUISE, porUul u «II* Hio. «t* bru. Nonveiu brou.

Qu’y a-t-il donc? Quel est ce bruit terrible?

BAOCL.

Du courage, Louise, tiens, regarde!...

(B» ce moment de longue* aiguille* de glace «a brises! avec frac»» et a’anfooceot dan* la mer. Leurs débris ont rompu la aeppette glace en diffèrent» endroit*, la mer commence à paraître. — - Louise ê poussé uo Cri, vile serre sa fille dans ses brss.)

MARTHE

Maman, j’ai peur... j’ai pur... *

(De nouveaux blocs de giac» s’ébranlent, s'incarnent et se brisent. Les vague* sc frayent de* issues plus nombreuses, le vent gronde avec force et soulève les flots.)

BABABAS.

Capitaine, qu'est-ce qu'il faut faire? J’attends vos ordres.

LOUISE

Raoul, mais il n'y «pas un instant à perdre! La'barque... vite, la barque...

BAOCL.

La barque I... Mais elle n’exisle plus, Louise.

^OUISB.

Que dis-ln ?

BARABAS

Comment ÇR?

RAOUL, moalnut lUrth«.

Que Marthe vive une heure, as-tu dit. Dieu fera le reste.

LOUISE

Quoi! ce bois, ces débris... c’étaient...

•' BAOCL.

L’heure est passée, l’enfant respire... mais que Dieu la sauve; niauitcuaut, moi, je ne peux plus rien.

BARABAS

Ah t nous sommes perdus l (u glaçon •« laqoal il ** trouva ton va a la déma al remporte.)

RAOUL

Rarabas... (il «betchc v»iotms»i à k Mi«r.)

loche.

A genoux, à genoux, ma fille t

(L’enfant sa met à genoux vt joint ses mains pour prier.)

Dieu des faibles et de» orphelins... (a rwUm.j Répété, enfant, répété...

mariai:.

Dieu des faibles et des orphelins...

LOOISE.

Toi qui as, A mon Dieu, la force d’un père et la tendresse d’une mère, sauve-nous du goufTre qui dévore et du méchant qui tue... MARTHE.

Sauve-nous du gouffre qui détore et du méchant qui lue! LOUISE, u».

£t maintenant. Seigneur, ma vie pour la sienne!

(A peine a-»-fll» dite*» mot* que U glaçon *nr lequel elle •• trouve chavire et I engloutit avec l’enfant. Louise disparaît tout à (ail, mats im deux bras j enneul Marthe au-dessus des flots.)

RAOUL

Louise, ma fille!

(Il ae précipite vers elles, et disparaît. Pendant ce temps, Marthe, que les deux bras de sa mère tenaient au-dessus dra vagues, a'rst cramponnée à un autre bloc de glace, sur lequel elle parvient A mo«t»r, las deux braa de Louise disparaissent. Les glaçon* août, de toutes parta, soulevés par la mer ; celui qui porte la petite Marthe s'élève et s'abaisae tour è tour.)

MARTRE

Mon Dieu! mon Dieu! Dieu des faibles et des orphelins!... (ni*

lève le* malai m ciel. Le r»deaa bauae.)

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