LA COMTESSE
Maintenant, monsieur le marquis, je ne vous dis pas de quitter une maison qui vous appartient, c’est à nous d’en sortir les premiers.
n’AMAS.
Je me relire. Réfléchissez encore, madame, et si quelque jour le malheur vient frapper à voire porte... (» p»rt) et il viendra... {**•») nppelez-inui, maJamc, je serai toujours prêt à vous Uudre cette main qu'on repousse aujourd’hui, (il wt.l
SCEVE VI.
Les Mêmes, «u # p a D'ANTAS, UN DOMESTIQUE.
DUNE
Son adieu est uno menace.
HORACE
Ot>! ne vous alarmez pas.
de Tiiritxct.
Dieu est le maître, cl uous avons fait noire devoir.
DIANE
llorace, il faudra revoir le régent.
HORACE
Ooi, oui ; mais ce qui pres*t: le plus, c’est de quitter cette mai- ,w J® ' ous ®n ai trouve une autre, et j’ai pris pour vous servir
un brave garçon sur lequel je suis sûr qu’on peut compter. Comme j’avais prévu ce qui arrive, je lui ai fait promettre de venir avant une heure; il ne peut larder inainlenaut.
S 1 * DE TDl UlNGE.
Merci, tnon cher Horace; j’ai encore des amis & la cour, et je vais leur écrire pour obtenir par eux l'appui de son altesse, (liu tort.)
OCARITA.
Frère, l’amour, c’est donc une chose bien odieuse, que mon éme se révoltait en écoutant cet homme?
HORACE
L'amour comme il le comprend, lui, c'est l’amour vénal, dégradant, corrompu; le lu v de quelques jours, l’éclat de quelques heures, puis la vieillesse pauvre et abandonnée, l'isolement dans le remords, l’enfer de» femme» perdues!
OGARITA.
Oh! oui, ce doit être U» son amour I...
DIANE
Mais il y en a un autre, ma sœur...
OCARITA.
Un autre?
DIANE
L’amour par, béni du ciel, tout de sacrifice et de devoir.
OCARITA.
Parle, parle encore...
DIANE
Celui qui met un sourire aux lèvres, élève la conscience et remplit le cœur de rayon».
OCARITA.
Continue, Diane, continue...
DIANE
Celui de ls fiancée, de l’épouse, de la mère f oc Attira.
Oh ! c'est mon amour, à moi I
DIANE
Ton amour?
HORACE
Que dit-elle?
EN DOMESTIQUE, «tr*n.
De la part de son altesse le régent, a monsieur Horaoo de Bricanc. (U nmh »d« l*u»* «i *»««.)
HORACE
Mon brevet de lieutenant... de plus, son altesse approuve mou mariage avec mademoiselle Diane de Lascours...
DIANE
Horace !
OCARITA.
Un mariage... Diane... Horace...
DUNE
Oui, je vais être sa femme.
OCARITA.
Th... tu l'aimes donc?
DUNE
Oui
OCARITA.
L’amonr de la fiancée... de l’épouse... de la mère... (s'nimti.) Un mariage... c’est-à-dire... vivre tout entiers l'un pour l’autre... toi pour lui, lui pour loi I
DUNE
Qu’as-tu donc, ma sœur?
OCARITA. %
Rien, je n’ai rien, moi.
DIANE
Tu chancelles!
OCARITA.
Non, Ogarila est forte, Ogarila est heureuse; n’eat-eHe pas aimée aussi, elle?... D’Antas l'a demandée pour femme!
HORICE, A part.
Oh I quel supplice, mon Dieu I
DIANE
I Ma sœur... tu souffres I...
OCARITA.
Eh bien, oui, je souffre I
DUNE
Pourquoi?
OCARITA.
Parce que . parce que je suis jalouse t
St