T OIS
Toujours!
d’axtas.
Jo perds infailliblement. D’autres corrigent In fortune à leur
profil; moi, je la corrige au profil de mes adversaires... D'autres trichent pour gagner; moi je triche pour perdre, au contraire; et tous ces gens-là m’aimi nt pour ce qu’ils appellent leur chance contre moi. Et tenez, monsieur le secrétaire de l'ambassade d’Espagne, si vous aviez fait hier ma partie cl non celle d'un autre, on ne vous aurait pas gagné habilement dix mille écusl t.R SECRÉTAIRE.
Quoi! vous savez...
d'amas
Esl-ce que jo no sais pas tout? Mais qu'a «loue monsieur do Laval h sc tenir ainsi à l'écart?
GEORGES
J’attends que vous soyez moins entouré, monsieur In marquis, pour recevoir vos ordres.
d'axtas.
Mes ordres...’
Monsieur le marqué, est-ce que vous exiges toujours que madamo de Théringc aille mourir au Mexique, loin de son enfant... d’axtas, b».
Toujours!
c nonces.
Esl-ce que vous no permet Irez pas qu’Iloraro sorte do la Castille?
d’axtas.
Non... (a prt.) Horace, madame do Théringc, Diane, ce sont mes seules armes contre toi, Ogarila! (ao*.) Quand doit mettre à In voile le navire en partance pour le Mexique?
GEORGES
Dans huit jours.
d’axtas.
9»en.
GEORGES
Mais vos vœux ne sont-ils pas accomplis, monsieur le marquis? Ogarila n est-elle pas depuis un mois votre femme? Que manquet-il donc fc vos désirs, à votre bouheur? Qui vous empêche detro enfin plus généreux?
d'axtas.
Assez... Je n'aimo pas les moralistes, monsieur de Laval, et j'entends quo mes serviteurs m'obéissent aveuglément.
GEORGES
Je ne suis pas votre serviteur, monsieur!
d’axtas.
C'est vrai... mes serviteurs sont libres do me quitter et d’agir ensuite h leur guise... Il n’y a que mes esclaves que jo tiens rivés à la chaîne.
GEORGES, Axffie.
Ohl monsieur! si jamais je pouvais briser la mienne...
D’AXTAS, atec ironie.
Quel plaisir vons auriez à vous venger de moi !... Je comprends cela, mon cher; mais vous ne pouvez pas, vous no le pouircz jamais... Alloua, jo zeçois vos adieux, messieurs, car voici l'heure du départ