SCENE VI
OGARITA, GEORGES, LE SECRÉTAIRE, p* BARABAS.
OGARITA, tu iMtÔlirt.
Monsieur le secrétaire de l’ambassade d’Espagne, j’ai un service à vous demander et peut-être un service à vous rendre.
LE SECRÉTAIRE
Parlez, madame.
Hier, on vous a déloyalement gagné une somme importante, et vous souffrez de ne pouvoir vous acquitter de suite.
LE SECRÉTAIRE
Oui, car j’aurais le droit de châtier celai qui m’a pris pour dupe.
OGARITA.
Celte somme, aucun de vos amis n’a pu vous la prêter?
LC SECRÉTAIRE.
Aucun.
OGARITA.
Attendez, (die frappe m* «• himUk.)
n AIUJ1 AS, pariiMdU.
On peut entrer?
OGARITA.
Approche.
BARABAS
U n’est pat ici?
OGARITA.
As-tu peur ? «
■ARASAS.
Peur I moi!... je crois bien.
OGARITA, mnntranl 1* Soew »lr#.
Monsieur a besoin d'argent.
Ah! combien qu’y faut à monsieur?
LE SECRÉTAIRE
Comment! ce garçon!...
BARABAS, »m
Je suis le banquetier do madame la marquise... combien qu’y faut à monsieur?
LE SECRÉTAIRE
Je ne sais si je doit...
BARABAS
Vous ne devez pas encore, puisque vous n’avei pas touché... Combien qu’y faut à monsieur?
OGARITA.
C’est... je crois...
LE SECÉTAIRE.
Dit mille éeus! mais...
BARABAS
Que ça?... (SorUat 4e» rouleau* 4'or et 4e» billet» 4e aime 4* ta poflre.) Voilà... faites bien vol* compte... si ça n’est pas assez, parlez! (oum»t h podic) la caisse est ouverte!
U SECRÉTAIRE
J’accepte, madame, parce que je suis sûr de pouvoir m’acquitter bientôt.
BARABAS
C’est tout?... fermons le caisse. (n* bout**»*.)
LE SECRÉTAIRE
Mais vous parliez d’un service que je pourrais à mon tour...
OGARITA.
Avez-vous fait venir d'Espagne lut renseignements que je vous avais demandés?
LE SECRÉTAIRE
Les archives de la famille d'Aulas?
OGARITA.
Oui... eh bien?
LE SECRÉTAIRE
Elles sont arrivées à l’ambassade.
OGARITA.
Il me les faut aujourd’hui, ce soir, dans une heure! voilà le service que j’attends de vous. C’est une surprise que je uicnage à mou mari.
LE SECRÉTAIRE
Vous serez satisfaite, madame la marquise.
OGARITA.
Bien. (Elle le owgrtie de gr*tr et «'apprette 4* Geoifea.)
BARABAS
Et d’un t
OGARITA.
Georges, nia mère et ma sœur doivent bientôt partir pour la terre d'exil?
Dans huit jours !
■ABABAS.
Sapretoüe! que c’est court!
OGARITA.
La captivité d'Horace doit durer longtemps?
GEORGES
Toujours, peut-être...
BABABAS.
Sapristi, que c’est long!
GEORGES
Le ciel m’est témoin que je donnerais ma vie pour les sauver ; mais, hélas!... ee n'est pas ma vie seule qui sert d’otage à leur bourreau !
OGARITA.
Je le sais!... Barabas...
BARABAS
Voilà !... faut-U rouvrir la caisse?
OGARITA.
Noo... ee papier?
BARABAS
Ah bon I le voici.
OGARITA, le préK-ftUnl A GeotfW.
Georges, tu as commis une faute, mais tu l’as cruellement expiée... que le souvenir en soit anéanti... (Ml* rem* k à Bi i qw .)