SCENE VU
OGAIUTA, D’ANTAS.
d'a»tas.
Seule?
OGARITA.
Ne m’aviez- vous pas ordonné de renvoyer tout ce monde?
d’aktas.
Oui, ces gens qui me félicitent sans cesse de mon bonheur; ne trouvez-vous pas que ce soit là une amère dérision, et que je doive y mettre un terme?
OGARITA.
Que manque-t-il à ce bonheur?
d’aktas.
Est-ce bien vous qui le demandez? Vous qui savez quel amour me consume! Amour passionné, violent, et qne vous repousses avec dédain. Mais pourquoi me preniez-vous pour époux, si mon amour vous était odieux?
ogarita.
Vous vous trompez, d'Antas. J’ai voulu, je veux... être aimée de vous... je le vous!..... Cet amour, c’est mon désir le plus cher, mon vœu le plus ardent, et je vous le jure, d’Anlaa, vous ne m’aimerez jamais autant que je le voudrais.
d’aktas.
Moi... je ne vous... Tenez, faut-il vous ouvrir mon âme tout entière? Eh bien! sachez-le dooc, et riez de ma faiblesse, Ogarita; vous êtes devenue mon unique pensée, le but de tous mes désirs, l’objet de tous mes rêves! Mon pouvoir, mes trésor», je les donnerais pour vous voir moins inexorable... Chacune de vos paroles vibre au fond de mon cœur, chacun de vos sourires m’enivre, chacun de vos regards me donne le vertige... et me fait perdre la raison; et le plus horrible suppliée que je poisse concevoir, ce serait de mourir sans vous avoir possédée.
OGARITA, inc |oi«. *
Parle, parie toujours. Ab ! je te jure que je suis heureuse, bien heureuse de t’entendre.
D’ANTAS.
Se peut-il ? Vous me le jurez ?
ogarita.
Oui, je le jure.
D’ANTAS. *
Ogarita !
OGARITA.
Je le jure... par la mémoire de ma mère!
d’aktas,
De... u pww) De sa mèrel Ce souvenir dans un pareil moment !
ogarita.
Que je me trouve brillante, grêrc à vous , monseigneur, grâce à votre richesse; mais je vous parais peut-être bien gauche tous celte éclatante parure?
ymi .
OGARITA.
OGARITA.
Une pauvre fille sauvage! Personne ne m'a appris à porter oes riches atours... Je n’avais pour m’instruire que ma sœur et mon aïeule ; on les a emmenées loin de moi.
d’amas.
Vous seriez heureuse de les revoir?
OGARITA.
Oh! oui! et l’on m’assure qu’il suffirait d’une demande adressée par vous au régent, pour qu’elles me fussent rendues... est-ce vrai? D’ANTAS.
Peut-être I
OGARITA.
Alors, monseigneur, écrivez, écrivez donc, ou je croirai que vous me trompiez tout à l’heure; que vous ne m’avez jamais trouvée belle, et que vous ne m’avez jamais aimée! (ut a*iuni u pi«u* du* u omu.i Allons donc, allons...
* D’AKTAS, iMtniat.
Oui , j’écrirai cela; oui, je le rendrai fa famille; je deviendrai ton esclave le plus soumis , le plus humble... mais que je voie ta bouche me sourire; mais qu’une seule parole d’auvour s'échappe enfin de tes lèvres...
Moi... que je dise...
d’aktas.
N’es-tu pas ma femme... mon trésor le plus beau, le plus cher tout mon bien, toute ma vie... Ne détourne pas les yeuz, Ogarita ; je t'aime, je t’aime ! (u mi l enioBrer d« un*.)
OGARITA.
Laisses-moi.
d’aktas.
Non. non, lu es à moi ; tu m’appartiens; tu ne m’échapperas plus, Ogarita. ..
OGARITA.
F.h bienl regardez-moi donc, monsieur le marquis; regardez-moi bien en face, et répétez que vous m’aimez.
d’aktas.
Que aigoifie...
OGARITA.
Moi, moi, dans vos bras !
d’aktas.
Ne suis-je pas... votre époux ?
OGARITA. *
C’est vrai, mon époux, mon maître. Et je vous dois compte de ce qui te passe dans mon cœur, insiquis d'Antas !... ma fatnillo a été lâchement assassinée. Vous savez cela, je croîs?
d’aktas.
Oui... je le sais...
OGARITA.
Oui, je vous l’ai dit, n’est-ce pas?... os crime, je vous le rappelle sonvent, bien aouvenl... mais je ne vous ai pas dit quelle haine implacable, quelle haine de sauvage il y a là eontre le meurtrier; je ne vous ai pas dit vers quelle vengeance je marchais à pas lents, l’œil fixe, retenant mon souffle, sans remuer une feuille, sans déranger un grain de sable comme on se glisse su désert pour surprendre un enoemi à travers buissons, sav ânes et torrents. d’aktas.
Ce regard... ce sourire...
OGARITA.
Vous êtes riche, et j’ai accepté cette richesse pour la mettre nu service de ma vengeance. Vous êtes puissant, et j’ai accepté votre puissance pour écraser le coupable. Vous m’aimez? celui que j’aimerai, moi, c’est l’homme qui arrachera son masque à l’assassin, l’homme qui me l’amènera pieds et poings liés, pour que je le jette ensuite au bourreau. Marquis d’Antas, voulez-vous «Ire cot
homme- la ?
D AMAS, me «trot.
Ogarita I
OGARITA, «T«c tore*.
Appelez-moi Marthe de Lascours!...
d’amas, u rffardut inc bcIik*.
Marthe de Lascours I
OGARITA.
Oui, Marthe I... sauvée par son Dieu du gouffre qui dévore, et du méchant qui tue!... Maintenant, dites-moi donc que vous m’aimez... je vous écoute.
d’aktas.
Eh bien, Marthe de Lascours, à nous deuil car j’ai lu dans votre âme.