‹ La prière des naufragés drame en cinq actes par mm. D'Ennery et Ferdinand DuguéChapitre 55 sur 75 · SCENE vin · texte numérisé non relu

SCENE vin

Les Mêmes, HORACE, H- DE THÈRIXGE, DIANE, p«it GEORGES. d’anta*.

lloracc!... ici, chez moi, mais c’est un rêve. (U u»b* •««» d*o

>o bstetiil.)

OGAMITA.

Ah! je VOUS itvo» enfin! [Elle court A U"“ <A« TAcriofie, I*

douce ncDi. ) Vous me repoussez!

n 1 "* ne nÉniRCE.

Sans une volonté souveraine qui m’amène chez vous, je ne vous aurais jamais revue, madame.

OGARITA.

Madame!

d'a>tas.

Eue volonté souveraine ?...

OGARITA.

Et vous, Horace, est-ce que vous m'accusez, est-ce que vous me repoussez comme elles?

non ace.

Je ne souhaitais pas que ma présence fût un reproche de plus pour vous... je n'ai pas demandé qu'on ouvrit les portes de la Bastille, et il a fallu un ordre formel du régent pour me contraindre à venir ici.

d’amas.

Le régent! (a pan-] Mais... qui donc a pu lui faire signer cet ordre?

OGARITA, ivgardael Hnnce.

Comme il est pâle !... comme il a souffert I mon Dieu!

HORACE

Oh! oui, j’ai bien souffert -, mais «’cal ce mariage honteux qui m’a brisé le cœur! Üu homme emprisonnait ou chassait les vôtres, et c'est lui que vous avez choisi pour époux.

C’osl vrai! - '

HORACE

C’est A l’heure de noire persécution que vous lui avez donné votre main.

OGARITA.

C’est vrai.

ion ace.

. Et pour lui vous avez renoncé à notre affection, à noire tendresse, A uous...

Au nom du ciel, Horace !

HORACE

Ohl je ne vous accuserai pas longtemps, Marthe; c'est malgré moi qu’ils m’ont rendu à la liberté; mais si l’on peut me refuser un cachot, du moins on ne me refusera pas une tombe.

OGARITA.

Et toi, Diane, csl-ce que tu n’auras aussi pour moi que des pa- ' rôles d’amertume et de colère?

DIANE

Je le plains , ma sœur, et je te pardonne, et malgré moi je t’aime ! je t’aiine toujours l

OGARITA, l'peiliraMtal.

Oh! merci! merci! (a «tahu».) Eh bien , monsieur, est-ce assez de douleurs, et l'épreuve est-elle achevée?... Mais dites-leur donc que je ne me suis enchaînée è vous que la haine et la vengeance dans le coeur I

TOCS.

Que dit-elle?

d’aktas.

Prenez garde I...

OGARITA.

Ah ! vous croyez que j’ai épousé cet homme parce qu’il est puissant! parce qu’il est riche I... Allons donc! je suis plus infâme que cela, moi !... Je me suis faite la femme de l’assassin de ma mère!...

TOUS

L’assassin...

d’aktas.

Vous meniez!...

HORACE, A Ogtriu.

Parlez, expliquez-vous.

D ANTAS, itk bmum.

Pas un mot de plu», madame, ou je jure...

OGARITA.

Votre épée, Horace!... qu’il ne puisse ni appeler ni s'enfuir «.• Je veux qu'il m'entende jusqu'à la fin.

nORACE, bamot l«* pua#* t d'Aata*.

Je jure Dieo qu’il vous écoutera.

p’aktas, iw nn-

El pas une arme!,..

Oh ! je vous tuera», voyez-vous ! je vous tuerais ! (il point* toc

< : p& tur U poitrine de d'Anlat. J

d’aktas.

Et personne A mon aide !

HORACE

pArlcz, Marthe, parlez.

OGARITA.

J'ai enchaîné ma vie A la vôtre, marquis d’Anlas, pour épier chacune de vos démarches, pour deviner chacune de vos pensées... j'ai enchaîné ma vie A la vôtre pour mieux surprendre vos secrets et reconstruire votre existence passée... J’ai semé, pour découvrir ms crimes, dix fois plus d'or que vous n'en semiez pour le» cacher... Enfin, si j’ai saisi la main que vous m'offriez, c’élail pour vous entraîner vers l’abîme!...

DE TDÉRINGE, preum Ogarita Ami k* far».

Ma Gtle bicn-aiméel...

DIANE

Ma sœur!.,. •

OGARITA.

Voilà ce que j’ai fait, et c’est le Dieu de Judith qui m’a Inspirée, et je sens encore son souffle dans mes cheveux!..,

HORACE, ilubnnl *oa épd*.

Vous êtes perdu!,,.

d' ANTAS.

Oh! malheur A celui qui m’a trahi près du régent!

GEORGES, eolraat.

Celui-là, c'est moi, monsieur le marquis.

D* ANTAS,

Georges!...

OGARITA.

Oh ! ne le menacez pas, monsieur! je lui Ri rendu col écrit dont vous vous faisiez une arme contre lui.

d’antas.

Qu’il soit libre... Que inc font vos accusations?... Encore u n o fois, quelles preuves avez-vous ?...

oumu,

Attendez, attendez... Voici tous vos amis, toute votre cour... Vous êtes bien puissant, monsieur le marquis.

d'antas.

Assez encore pour vous écraser tous!...

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