‹ La prière des naufragés [microforme]Chapitre 43 sur 43 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

LES MÊMES, BABILAS.

BaBiLas. — Personne... eh bien! et moi donc? bonjour, monsieur.

D'ANrTas—Qui êtes-vous ? je ne vous connais pas.

BaBiLas.—Qui je suis ?… Boniface Babilas, matelot de l’Uranie, et je vous reconnais, M. Carlos ! à preuve que vous avez fait tirer sur moi plus de vingt coups de feu sans m'atteindre; moi, je n’en ai lâché qu’un seul, un petit. ({ s'approche peu à peu de d’Antas.) Mais la balle s’est logée là. (1! lui ouvre brusquement son habit.) Regardez... on voit la marque... marquis.

D’ANTas (le repoussant)—Misérable !.…

BañiLas.— Hein ! quelle chance que je ne vous aie pas tué ue ce coup-là !.… on ne pourrail pas vous penüe aujourd'hui.

D’Axras (hors de luc)—Perdu !… moi!.. moi dont ia richesse est sans bornes, perdu... moi dont le pouvoir est sans limites, müi qui pourrais payer des armées et acheter :°s royaumes,

“Rgllons donc, c’est impossible . «est ip.

sible !...

OGaritTo.—Oui, vous tombez au milieu de votre luxe, de cette grandeur, de cette puis-

si

sance que vous avez crue inattaquable, parce qu'audessus de toute grandeur el de toute puissance, il y a la loi:

D'Axras (écraséi.—La loi ! (Le lieutenant criminel fait signe à ses gens de s'emparer de d'Antas, celui-ci relève la téte.\ Eh bien ! je mourrai sans peur, du moins ; faites votre devoir. Marchons ! marchons! ({! sort devant les gardes.)

Le Coure—Au-dessus de la loi, mes enfants, il y a la justicele Dieu :

— LA TOILE TOMPBE.—

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