‹ La prière divine, le PaterChapitre 80 sur 85 · CHAPITRE XYII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYII

Comment Vâme chrétienne doit digérer sainement te pain supersabstaniiel.

Il ne suffit pas de l'appétit pour recevoir le pain supersubstantiel de l'esprit : il faut encore le digérersaineraent, afin qu'il produise en nous un accroissement de vie et de force : « Bienheureux ceux qui gardent la parole de Dieu et la mettent en pratique ». . . 253

I. — L'aliment spirituel, la parole de Dieu, est un pain céleste qui mérite le plus profond respect, autant de celui qui le reçoit que de celui qui le donne. Ce que doit faire celui qui le donne : y ajouter la sainteté de sa vie, se faire tout à tous, ne point laisser enchaîner sa parole. — Ce que doit faire celui qui la reçoit : y apporter une religieuse attention, bannir la légèreté et la critique, ne point faire le délicat sur la manière dont le pain spirituel lui est présenté 254

II. — Avec le respect, il faut la soumission : soumission de notre esprit qui doit répondre, par une foi sincère et ferme, aux vérités enseignées, alors même qu'elles dépassent notre raison ; — soumission de notre volonté, parce que la parole de Dieu qui est une doctrine, est aussi une loi; et il faut lui obéir avec simplicité, droiture et bonne volonté. — Remarque : nous devons faire partager aux autres ce pain supersubstantiel qui est, lui aussi, un pain de charité : d'où le devoir de l'apostolat autour dé nous 258

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