Matth., cap. VI, 9 et seq
l'orajnte divin 399
nous entendrions les. tendres^ actions de grâces et les ardentes supplications qu'elle adresse pour nous au Père Céleste. Mais nous ne connaîtrons bien ce mystère qu'au jour où la lumière de gloire nous fera pénétrer jusqu'au fond de ce religieux abîme qu'on appelle l'âme du Sauveur. Sa sainte Mère et son père nourricier en ont eu de merveilleuses révélations pendant les trente années de sa vie cachée ; et pendant les trois ans de sa vie publique, les apôtres l'ont vu pratiquer littéralement le conseil qu'il nous a donné, de prier toujours sans défaillance. Il priait pendant son longséjour au désert ^ ; il priait à l'heure de son baptême et sa prière ouvrait le ciel ^ : il priait sur les montagnes où il voulait être seul ^, et après les fatigues du jour, il y passait des nuits entières, abîmé dans ses oraisons ^. 11 priait sur les malades qu'il guérissait, sur les morts qu'il ressuscitait, sur les enfants qu'il bénissait, sur l'ingrate patrie qui devait le crucifier. 11 priait.
Mais c'est à la veille de sa mort que POrante
1. Abiit in deserfiim locum, ibiqiie orabat. (Marc, eap. r, 35- — Luc, cap. V, 16).
2. Jesu bapUzato et oranle apertum est cœliitn. (Luc, cap. m, 21).