‹ La Princesse BadourahChapitre 16 sur 104 · AL \ D · texte numérisé non relu

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BADOURAH PRINCESSE DE CHINE

rencontrez à propos pour entendre quelque chose de merveilleux. Puisque vous le souhaitez, je vous dirai que je viens des extrémités de la Chine. Mais, charmante Maimoune, dit ici Danhasch, qui tremblait de peur à la présence de cette fée, vous me promettez au moins de me pardonner et de me laisser aller librement lorsque j'aurai satisfait à vos demandes ?

— Poursuis, poursuis, maudit, reprit Maimoune, et ne crains rien. Crois-tu que je sois une perfide comme toi, et que je sois capable de manquer au grand serment que je t’ai fait? Prends bien garde seulement de ne rien me dire qui ne soit vrai : autrement je te couperai les ailes et je te traiterai comme tu le mérites. ”

Danhasch, un peu rassuré par ces paroles, continua : Le pays de la Chine, d’où je viens, est un des plus grands et des plus puissants royaumes de la terre. Le roi d’aujourd’hui s'appelle Gaïour, et ce roi a une fille unique, la plus belle qu’on ait jamais vue dans l’univers, depuis que le monde est monde. Ni vous, ni moi, ni les génies de votre parti ni du mien, ni tous les hommes ensemble, nous n’avons pas de termes propres, d’expressions assez vives, ou d’éloquence sufhsante, pour en faire un portrait qui approche de ce qu’elle est en effet. Elle a les cheveux bruns et d’une si grande longueur, qu'ils lui descendent beaucoup plus bas que les pieds; et ils sont en si grande abondance, qu'ils ne ressemblent pas mal à une de ces belles grappes de

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