‹ La Princesse BadourahChapitre 39 sur 104 · PP L ACT · texte numérisé non relu

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ravant. Ainsi, sans lui parler davantage, de crainte qu’elle ne fit quelque violence contre sa personne ou contre ceux qui Jul s’approcheraient d’elle, il la fit enchaîner et resserrer plus 4

étroitement et ne lui donna que sa nourrice pour la servir, AU avec une bonne garde à la porte. À

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BADOURAH PRINCESSE DE CHINE

Le roi de Chine, inconsolable du malheur qui était arrivé à la princesse sa fille, d’avoir perdu l'esprit, à ce qu'il croyait, songea aux moyens de lui procurer la guérison. Il

assembla son conseil; et après avoir exposé l’état où elle

était : “Si quelqu'un de vous, ajouta-t-il, est assez habile pour entreprendre de la guérir, et qu’il y réussisse, je la lui donnerai en mariage et le ferai héritier de mes États et de ma couronne après ma mort.” |

Le désir de posséder une belle princesse et l’espérance de gouverner un jour un royaume aussi puissant que celui de la Chine firent un grand effet sur l'esprit d’un émir déjà âgé, qui était présent au conseil. Comme il était habile dans la magie, il se flatta d’y réussir et s’offrit au roi. “ [y consens, reprit le roi; mais je veux bien vous avertir auparavant que c’est à condition de vous faire couper le cou si vous ne réussissez pas: 1] ne serait pas juste que vous méritassiez une si grande récompense sans risquer quelque chose de votre côté. Ce que je dis de vous, je le dis de tous les autres .qui se présenteront après vous, au Cas que vous n’acceptiez pas la condition ou que vous ne réussissiez pas.”

L’émir accepta la condition, et le roi le mena lui-même chez la princesse. La princesse se couvrit le visage dès qu’elle vit paraître l’émir. “Sire, dit-elle, Votre Majesté me surprend, de m’amener un homme que je ne connais pas et à qui la religion me défend de me laisser voir. — Ma fille, reprit le roi, sa présence ne doit pas vous scandaliser : c’est

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