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L’eunuque était cependant allé en diligence avertir le roi de Chine de ce qui venait de se passer. “Sire, lui dit-il, tous les astrologues, médecins et autres qui ont osé entreprendre de guérir la princesse jusqu’à présent n'étaient que Ji des ignorants. Ce dernier venu ne s’est servi ni de grimoire AN ni de conjurations d’esprits malins, ni de parfums, ni d’autres U choses; il l’a guérie sans la voir.” Il lui en raconta la |
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BADOURAH PRINCESSE DE CHINE
manière, et le roi, agréablement surpris, vint aussitôt à l'appartement de la princesse, qu'il embrassa; il embrassa le prince de même, prit sa main, et, en la mettant dans celle de la princesse : “ Heureux étranger, lui dit-il, qui que vous soyez, Je tiens ma promesse et je vous donne ma fille pour épouse. A vous voir, néanmoins, il n'est pas possible que je me persuade que vous soyez ce que vous paraissez et ce que vous avez voulu me faire accroiré.”?
Le prince Camaralzaman remercia le roi, dans les termes les plus soumis. Pour lui témoigner mieux sa reconnaissance: ‘ Pour ce qui est de ma personne, sire, poursuivit-il, il est vrai que je ne suis pas astrologue, comme Votre Majesté l’a bien jugé; je n’en ai pris que l'habillement, pour mieux réussir à mériter la haute alliance du monarque le plus puissant de l’univers. Je suis né prince, fils de roi et de reine; mon nom est Camaralzaman, et mon père s'appelle Schahzaman : il règne dans les îles assez connues des Enfants de Khaledan.” Ensuite il lui raconta son histoire et lui fit connaître combien l’origine de son amour était merveilleuse, que celle de l’amour de la princesse était la même, et que cela se justifait par l'échange des deux bagues.
Quand le prince Camaralzaman eut achevé : “Une his-
toire si extraordinaire, s’écria le roi, mérite de n'être pas > »
j'en aurai fait mettre l'original en dépôt dans les archives de
V inconnue à la postérité. Je la ferai écrire; et, après que AK
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mon royaume, je la rendrai publique, afin que de mes États
elle passe encore dans les autres.”
La cérémonie du mariage se fit le même jour, et l’on en fit des réjouissance solennelles dans toute l’étendue de la Chine. Marzavan ne fut pas oublié : le roi de Chine lui donna entrée dans sa cour, en l’honorant d’une charge, avec promesse de l’élever dans la suite à d’autres plus considérables. {2
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