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sinat qu'il avait commis, il lui arrachèrent la vie à coups de bec. Ils lui ouvrirent enfin le ventre, en tirèrent les entrailles, laissèrent le corps sur place et s’envolèrent.
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BADOURAH PRINCESSE DE CHINE
Camaralzaman demeura dans une grande admiration tout le temps que dura un spectacle si surprenant. Il s’approcha de l’arbre où la scène s’était passée, et, en jetant les yeux sur les entrailles dispersées, il aperçut quelque chose de rouge qui sortait de l'estomac que les oiseaux vengeurs avaient déchiré. Il ramassa l’estomac, et, en tirant dehors ce qu'il avait vu de rouge, il trouva que c'était le talisman de la princesse Badourah, sa bien-aimée, qui lui avait coûté tant de regrets, d’ennuis, de soupirs, depuis que cet oiseau le lui avait enlevé. “Cruel! s’écria-t-il aussitôt en regardant l'oiseau, tu te plaisais à faire du mal, et j'en dois moins me plaindre de celui que tu m'as fait. Mais autant que tu m'en as fait, autant je souhaite du bien à ceux qui mont vengé de toi en vengeant la mort de leur semblable. ”
Il n’est pas possible d’exprimer l’excès de la joie du prince Camaralzaman. “Chère princesse, s’écria-t-il encore, ce moment fortuné, qui me rend ce qui vous était si pré-
cieux, est sans doute un présage qui m'annonce que je |: vous retrouverai de même, et peut-être plus tôt que je ne ! pense! Béni soit le ciel, qui m'envoie ce bonheur, et qui NI me donne en même temps l’espérance du plus grand que je puisse souhaiter |”? ul En achevant ces mots, Camaralzaman baisa le talisman, À l’enveloppa et le lia soigneusement autour de son bras. NU Dans son affliction extrême, il avait passé presque toutes les