‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 121 sur 269 · Arch. nat., même dossier. Art. VII · texte numérisé non relu

Arch. nat., même dossier. Art. VII

2. Voyez ses lettres au prince de Condé et au duc d'Orléans, Arch. nat. K i6i et celles qu'il écrivit au baron de Choiseul à propos du mariage du prince de Lamballe. Arch. du ministère des Affaires étrangères. Italie, 246 et 247.

l6r^ L.V PRINCESSE DE LAM BALLE

ordonna à sa bru de refuser < une place ainsi déchue des prérogatives qu'il connaissait mieux que personne, puisqu'elles avaient appartenu jadis à sa grand'mère, M"" de Montespan.

La princesse de Lamballe alla trouver la reine. Elle pleura, supplia, au dire de Mercy ; elle n'eut, peut-être, qu à montrer à son amie qu'on intriguait conti'e elle, enfin elle s'y prit de manière à faire abroger le règlement de l'abbé de Vermond et à obtenir, avec tous les privilèges de sa charge, les Do.ooo livres de traitement, à titre d'entretènement -, que M"" de Clermont n'avait acquises, comme on sait, que par le crédit de son frère.

La manœuvre avait échoué de diminuer les droits et les attributions de M""" de Lamballe, mais l'âpreté que, poussée par le duc de Penthièvre et le duc de Chartres, elle mit à les défendre ne laissa pas que de lui nuire dans l'esprit de Marie-Antoinette qui ne craignait rien tant que ces sortes de tracasseries. On allait, aussi bien, tenter encore de

1. Cf. Mercy à Matie-Thérèse, 19 octobre 1775. Correspondance secrète entre..., op. cit.

2. Brevet en date du 20 octobre 1775'. Bibl. royale de Turin. Héritage Lamballe. Catégorie 107.

SURINTENDANTE ib5

créer des embarras à la princesse en lui opposant les dames du palais de la reine.

La comtesse de jNoailles, qu'on appelait, depuis quelque temps, la maréchale de Mouchy, avait quitté sa place de dame d'honneur, deux mois avant la nomination de la princesse de Lamballe. Elle avait prétendu être obligée de suivre son mari dans son nouveau commandement de Guyenne, mais sa résolution procédait surtout de « quelques petits dégoûts* » et de la certitude qu'il y aurait bientôt, au-dessus d'elle, une surintendante. Il avait fallu chercher une dame d'honneur. La reine eût désiré que la place fût donnée à une jeune femme, arrivée seulement à la Cour depuis le mariage du comte d'Artois et qui charmait tout le monde par sa « figure céleste » , . ses « traits angéliques^ », sa simplicité et sa modestie'' : la comtesse Jules de Polignac. Mais Mercy s'opposa à ce choix : M"" de Polignac « n'avait que vingt ans

1. Mercy à Marie-Thérèse, 17 juillet 177'). Correspondance secrète entre..., op. cit.

2. Comtesse Diane de Polignac. Mémoires sur la vie et le caractère de j>/n»o la duchesse de Polignac.

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