‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 167 sur 269 · Cf. Comte d'Hézecques. Souvenirs d'un page · texte numérisé non relu

Cf. Comte d'Hézecques. Souvenirs d'un page

4. Cf. Id . ibid.; Mémoires de Lafayette; Marquis de Paroy. Copie de la lettre que j'ai ccritc à ma femme. [Rei'ue de la Révolution, janvier i8Sj.)

j. Cf. Procédure du Chdlelcl. Déposition de Madier de Montjau, député.

LES DÉBUTS DE LA RÉVOLUTION j.(\i

dans des fiacres, entourent la voiture du roi et, chantant leur victoire, rendent plus atroce encore ce dur calvaire ^ A Sèvres, on fait halte. Enfin, après une marche pénible de six à sept heures, après un arrêt forcé à l'Hôtel de \ille, où elle dut se montrer de nouveau aux fenêtres, la famille royale arriva aux Tuileries. Il était dix heures du soir".

C'est dans ce palais, inhabité depuis iG65, nu, désert, lugubre, que la reine, après les angoisses de ces deux jours d'émeute, attendait M°"^ de Lamballe.

La princesse n'eut aucune hésitation. Elle ne se souvint ni de rindilférencc de la reine, ni de son injustice, ni de ses malveillants soupçons. Elle ne voulut se rappeler que l'amitié de la dauphine. C'était comme quelque chose de très vague et de très lointain, mais de très doux. M™® de Lamballe n'avait jamais cessé d'aimer Marie-Antoinette, Elle lui était reconnaissante de l'avoir prévenue. Elle oubliait ce qu'on lui avait fait souffrir à la

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