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2. Cf. De Lalande, op. cit. Ce récit de voyage (1765 et 1769) et celui du duc de la Rochefoucauld (1762) [Bibl. nat. f. fr. 14.657), avec, bien entendu, les lettres du baron de Choiseul (Arch. du ministère des Affaires étrangères, Italie, 247) nous ont servi de guide pour suivre la princesse de Lamballe dans la traversée du Mont- Cenis.
comme on dit, dans une lèse. On conte, même, qu'un Anglais est resté huit jours sur le Mont- Genis, (( pour se faire ramasser deux ou trois fois la journée ». Mais il ne pouvait être question d'une descente aussi dangereuse pour Fauguste princesse que le roi de Sardaignc devait amener à ses frais au pont de Beauvoisin ' . On resta en voiture et, en moins d'une heure, on était à Lans-le-Bourg, le village le plus peuplé de la route.
De Lans-le-Bourg, oii Ton couchait, on partait pour Modane. Le chemin est difficile, agreste. Partout, des cascades, des roches à pic, de noires forêts et les étrangers qui traversaient le pays n'étaient guère rassurés, car les ours y étaient nombreux et les marrons' racontaient, avec effroi, que plusieurs caravanes avaient été attaquées par les loups. A chaque tournant de la route, s'élevait une croix de bois, souvenir de quelque accident, et lorsqu'on passait les ponts étroits et sans
1. Cf. Archives du ministère des Affaires étrangères . Italie^ 2^6 cl