Cf. Journal de la Mode, août et décembre
3. Cf. M"" de Lage. Souvenirs d\'migration j G. Lenotre. Le drame de Varennes, etc..
riche, deux fois veuve, mariée trois fois, elle réunissait, dans ses salons de la rue Cerutti, une société élégante et nombreuse*. Ses soupers, fort courus, étaient prétexte à des parties de dés. Creps, passe-dix, biribi, trente-un, on a tout essayé chez elle. Mais, depuis quelque temps, on préfère faire rouler la rouge et la noire. C'est le plus passionnant des jeux de hasard. Grâce à lui, Tambassadeur de Venise a pu payer toutes ses dettes et l'ambassadeur de Suède est, dit-on, « aussi heureux que l'ambassadeur de Venise » ".
Ce soir-là, ni la princesse de Lamballe, ni ses dames, ni MM. de Ginestous et de Lage ne gagnèrent. 11 semblait que la malchance les poursuivît, car tous les cinq s'en revinrent rue de Seine, à trois heures du matin, sans un sou vaillant dans la poche ^
On se coucha, riant un peu de cette malencontre, car chacun ayant emporté tout son argent
I. Cf. Arch. nat. T !^\i, cité par M"* de Reinach-Foussemagne. La marquise de La^e de Volude, op. cit.
1. Dénonciation faite au public sur /es dangers du jeu. (Cf. E. et J. de Goncourt, Histoire de la société française pendant la Révolution).