Cf. Arch. nat. Même dossier
2. M"° Guidon et M™» Gosle, femmes de chambre de M"° de Lamballe, M"° Serainne, gouvernante de M"» de Ginestous, M"= Le Roy, femme de chambre de M'"» de Lage, quittèrent Passy à 5 heures et demie du soir, le 22 juin, accompagnées de deux valets de chambre. Elles avaient un passeport pour Aumale, mais, pour détourner les soupçons, au lieu de prendre la route de Saint-Denis, elles se rendirent à Sèvres où on les arrêta. Amenées à Paris, traduites devant le Comité des recherches de la Commune, elles furent fouillées, interrogées. On ne les laissa partir que le lendemain. Cf. Arch. nat. D XXIX l> 3; n" 382. Muriicipalitc de Pari.t. Comité des recherches et Extrait des dclibrrations du Conseil "■encra/.
encombre à Saint-Denys. Mais là, on réclama le passeport. M""' de Lamballe n'en avait pas. « Elle donna pour prétexte la nouvelle d'une grave indisposition subite de M. de Penthièvre, dont elle venait de recevoir un courrier. Le bon maître de poste ne s'y méprit pas ; il posa sa main sur la voiture et dit : « Princesse, je vous réponds des jjostillons, car j'en serai un et vous pouvez compter qu'au moins rien ne pourra vous arrêter cette poste-ci » \
«. Il nous mena un train d'enfer, écrit M""" de Lage ; nous craignions, à chaque instant, de voir se briser cette voiture si légère et qui n'était pas faite pour soutenir un pareil voyage. »
Enfin, le 21 au soir, à six heures et demie, après avoir fait vingt-deux postes en douze heures, les fugitifs arrivaient à Aumale, devant la maison du bailli, où le duc de Penthièvre était logé^.
Fortaire, le valet de chambre du prince, entend