I. Cf. ibid
Le duc de Pcnthièvre était plus résigné que jamais. Il était malade, incapable de se décider et ses facultés intellectuelles avaient baissé '. Invité à se joindre aux fugitifs, il s'y refusa, disant qu'il était bien là, que le peuple Taimait et l'épargnerait et qu'il préférait « risquer le tout pour le tout' ». Mais il ne pouvait empêcher sa belle-fille de partir. Il comptait bien, d'ailleurs, qu'elle allait rejoindre la reine, tenant à ce qu'elle n'abandonnât point sa charge de surintendante et en remplît les fonctions jusque dans l'exil.
On s'était mis à table : « Je vous en prie, disait M™* de Lamballe, doublez les morceaux, s'il est possible ; il faut que dans un quart d'heure, nous soyions en voiture ^ » . Une chaise de poste avait été préparée qui attendait dans la cour. « Nous prîmes, raconte M™^ de Lage, tout l'argent qui était nécessaire. M. de Penthièvre et M. du Authier donnèrent des chemises à mon mari. M"* la
1. Cf. Baron A. de Maricourt. Le duc de Penthièi>re pendant la Révolution, d'après les extraits de sa correspondance avec le cardinal de Bernis.