‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 186 sur 269 · I. Cf. ibid · texte numérisé non relu

I. Cf. ibid

Le duc de Pcnthièvre était plus résigné que jamais. Il était malade, incapable de se décider et ses facultés intellectuelles avaient baissé '. Invité à se joindre aux fugitifs, il s'y refusa, disant qu'il était bien là, que le peuple Taimait et l'épargnerait et qu'il préférait « risquer le tout pour le tout' ». Mais il ne pouvait empêcher sa belle-fille de partir. Il comptait bien, d'ailleurs, qu'elle allait rejoindre la reine, tenant à ce qu'elle n'abandonnât point sa charge de surintendante et en remplît les fonctions jusque dans l'exil.

On s'était mis à table : « Je vous en prie, disait M™* de Lamballe, doublez les morceaux, s'il est possible ; il faut que dans un quart d'heure, nous soyions en voiture ^ » . Une chaise de poste avait été préparée qui attendait dans la cour. « Nous prîmes, raconte M™^ de Lage, tout l'argent qui était nécessaire. M. de Penthièvre et M. du Authier donnèrent des chemises à mon mari. M"* la

1. Cf. Baron A. de Maricourt. Le duc de Penthièi>re pendant la Révolution, d'après les extraits de sa correspondance avec le cardinal de Bernis.

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