‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 193 sur 269 · Cf. M"»» de Lage. Souvenirs cV émigration · texte numérisé non relu

Cf. M"»» de Lage. Souvenirs cV émigration

3. Déjà, en 1783, la princesse avait « témoigné de l'humeur lu ù M""» de Lage qui la voulait quitter, pendant quelque temps, pour se rendre auprès de sa mère malade. Voici ce qu'écrivait, à ce propos, le comte d'Artois à la marquise :

« L'humeur que M'"" de Lamballe vous a témoignée ne serait pas excusable si elle-même n'était pas aussi soutirante et si elle n'avait pas besoin de vos soins. Cette humeur vous donne une preuve entière de son amitié ; et, quand même votre cœur ne vous y porterait pas, il est de votre intérêt de chercher à la conserver. Dans le fond, c'est une bien bonne femme; vous la ramènerez quand vous le voudrez et elle sera toujours la première à vous défendre contre les projets injustes des parents de votre mari. Mais il est bien important qu'avant de la quitter vous lui ayez prouvé à

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à sa dame pour accompagner, elle ne permit de s'éloigner à celle-ci qu'à contre-cœur et elle profita de son absence pour aller passer quelques jours à Spa, 011 elle s'installa à l'hôtel du Lion-jNoir, sur la Grand'Place \

A Spa, « la vie se passe au grand air, au grand jour... en causerie, en douce flânerie ». « C'est le seul lieu du monde où on ' oublie la Révolution ■ »

quel point votre pauvre mère avait besoin de vous. Vous la toucherez par des détails qui n'ont été que trop vrais et enfin, autant que je peux la connaître, elle vous en aimera plus que jamais. Mais si vous laissez échapper ce moment, il est sur qu'on cherchera à vous nuire dans son esprit; elle vous le témoignera par son humeur et vous seriez capable de faire, par vivacité, une démarche dont vous vous repentiriez toute votre vie, et qui troublerait à jamais le bonheur de celle qui vous est si chère. Le sacrifice que vous faites dans ce moment-ci est cruel, j'en conviens, je le sens parfaitement ; mais il faut en profiter pour l'avenir et pour vous en faire plus de mérite, il faut faire sentir à M. de Lage, à ses parents et même à votre mère, que rien ne vous coûte quand il s'agit de venir les rejoindre. Cette demande ne peut que produire sur eux le meilleur effet. Parlez-leur de l'état de M™" de Lamballe, exagérez votre amitié pour elle, ce qu'il vous en a coûté pour vous en séparer. Faites-les souvenir de ce qu'ils lui doivent. Si vous soutenez adroitement cette conduite pendant votre absence, je suis bien dans l'erreur, ou je vous réponds qu'à l'avenir vous n'en aurez plus d'aussi cruelles à redouter... »

Lettre du comte d'Artois à la marquise de Lage, 27 octobre 1783, citée par la comtesse de Reinach-Foussemagne, La marquise de Lage de Volude.

I. Encore sous le nom de comtesse d'Amboise. [Liste des étrangers...)

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