M""" de Lage. Souveni/s d'émigration
4. Staël à Gustave III, 14 août 1791. Cuirespondancc diplomatique du baron de Staël-llolstein.
5. Gustave III à Louis XVI, 3ojuin 1791. Le comte de Fersen et la Cour de France.
6. Cf. Correspondance diplomatique du baron de Stael-Holsiein et Correspondance intime du comte de Vaudreuil, l. II.
29<S L.V PRINCESSE DE LAMRALLE
de toutes les puissances. Il ne laissa pas de faire part de ses projets à la princesse de Lamballe qui, écrivant à sa cousine de Hesse*, lui dit : « Je me flatte que les puissances vont prendre fait et cause pour le roi pour empêcher qu'il leur en arrive autant, car l'exemple de détrôner les rois pourrait Lien gagner chez eux, comme chez nous ».
Avant de mettre son plan à exécution, Gustave III, d'accord avec l'impératrice de Russie, jugeait indispensable l'évasion de la famille royale ". Il ne pouvait donc conseiller le retour en France de M""^ de Lamballe à qui, au contraire, le duc de Penthièvre écrivait qu'il était de son devoir de revenir auprès de la reine, prisonnière avec le roi ^.
La princesse ne savait à quoi se résoudre. Il était impossible qu'elle restât indéfiniment isolée à Spa ou à Aix-la-Chapelle. Il lui fallait prendre un parti. M"* de Lage cherchait à l'attirer à Goblentz et Marie-Antoinette la réclamait à Paris \ Or ces