Mémoires de M"" Roland
M™° de Lamballe, désignée par le journaliste, que contre les chefs du parti « enragé » qui n'étaient pas nommés. En effet, depuis quelque temps, des bruits circulaient sur les relations que Robespierre aurait eues avec la Cour, Dès la fin d'avril, les Révolutions de Paris dénonçaient Tancien député de la Constituante : « Ce n'est pas assez de n'être point vénal, disaient-elles, il est beau d'être fidèle aux bons jDrincipes... N'a-t-on pas été jusqu'à dire que, vous, Robespierre, vous vous êtes rendu à une conférence secrète qui s'est tenue naguère chez la Lamballe en présence de Médicis-Antoinette, et que c'est à la suite de ce conciliabule que vous donnâtes votre démission d'accusateur
public* ? Nous sommes en droit de vous
demander compte de vos moyens de subsister » '.
Robespierre, défendu par Desmoulins et Fréron,
dans la Tribune des patriotes ^, ne se justifia pas
d'être allé chez M™^ de Lamballe et, d'autre part, si
r. C'est Duport-Dutertre, un modéré, qui fut nommé.
2. Révolutions de Paris n" 1/(7. a8 avril au fi mai ^'/yi■■ Cf. aussi : Chronique de Paris et du patriote français.