Cf. Récit de Dejoly. Récit du comte de La Rochefoucauld
."). Cf. Rœderer. Chronique de cinquante jours; Récit de Dejoly ;
34'-i L.V PRINCESSE DE LAMBALLE
Le roi s'assied à côté du président, sa famille derrière lui, sur le banc des ministres. Un silence de stupeur pèse sur la salle. Les physionomies sont mornes, les députés consternés. Louis XVI adresse quelques mots au président qui répond en l'assurant de la protection de ses collègues « qui ont juré de mourir en défendant les droits du peuple et les autorités constituées ». Mais l'Assemblée ne peut délibérer devant le roi : elle décide qu'il sera conduit avec sa famille dans la loge du logographe '.
Cette tribune, de « dix pieds carrés sur dix d'élévation » ", était située derrière le fauteuil du président, de niveau avec les rangs élevés de l'Assemblée et n'était séparée de la salle que par une
Hue. Dernières années du règne de Louis A'VI ; Bigot de Sainte- Croix. Histoire de la Conspiration du lo août; Sagnac. Le dix août, etc.
1. Exactement : logotachy graphe . Cf. Hue, op. cit. Arch. parlementaires, t. XLVII. V série, etc.
2. Cf. Journal des événements remarquables de la Révolution, Comte d'Espinchal. Bibl. de Clcrmont-Ferrand , Mss. 320.
Nous ferons de nombreux emprunts à ce journal qui est un document précieux en ce que le Comte d'Espinchal reproduit une conversation qu'il eut, en septembre \'çt'i, avec M. Aubier, attaché au service du roi au moment du lo août. Un fragment de ce récit a été publié dans la Revue Bleue du lo octobre iS<ji par M. Albert Mallet.
grille de fer scellée dans le mur. Le roi s'assit sur le devant de la loge, la reine, dans un angle. Au fond, prirent place, sur des banquettes, le dauphin, Madame Royale, M""" de Tourzel et la princesse de Lamballe. Quelques courtisans de la dernière heure se tinrent debout près de la porte '.
Il faisait une chaleur suffocante. « Les murs blancs de la tribune réfléchissaient Fardeur du soleil ». M. Aubier « prit la peine d'aller faire luimême, avec le cafetier de la grotte des Feuillants, un peu d'eau de groseille », dont se désaltéra la famille royale".
Les débats avaient repris dans le désordre et la confusion. Enfin, vers midi, Vergniaud présentait, au nom de la Commission des Douze, un décret demandant la suspension du roi. L'article VII de ce décret ordonnait que la famille royale resterait dans « l'enceinte du corps législatif jusqu'à ce que le calme fût rétabli dans Paris » ',
Pendant qu'on discutait sur sa déchéance,