‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 234 sur 269 · I. Cf. Ibid. et le Rccit de Dufour, loc. cit · texte numérisé non relu

I. Cf. Ibid. et le Rccit de Dufour, loc. cit

1. Comte d'Espinchal. Journal </es cfciiemcnls... manuscrit cilé.

DES TUILERIES A LA PETITE FORCE j',;

M""" de Lamballe se jeta tout habillée sur son lit '.

La nuit fut affreuse. « Quand une de ces dames paraissait à la porte de Fappartement, elle était obligée de rentrer de suite par les hurlements qui l'effrayaient » ". « Les fenêtres étaient basses, sans volets et donnaient sur le jardin rempli de brigands , sans autre garde qu'un sentinelle à pique... M. Aubier passa la nuit debout, derrière la vitre, craignant qu'on ne montât... Il y eut peu de bruit dans le jardin. Il semblait que les sans-culottes respectassent le sommeil du roi : on imposait silence. Mais ces hurlements des tribunes, de la salle, des pétitionnaires et même des députés furent affreux et s'entendaient comme si on y eût été ; tout cela n'empêcha pas le roi de ronfler jusqu'à cinq heures du matin » ^.

Vers dix heures , la famille royale reprit le chemin de la tribune du logocjraphe^ traversant le jardin par un sentier entre deux carrés de légumes.

I. Cf. La lettre de M™» de Lamballe qui fut apporté le ii août à la princes.se de Tarcnte par M. Lalain, premier commis des burcau.x de la guerre : « Depuis deux jours, je ne me suis pas deshabillée ». [Soui'eniis de la princesse de Tarente).

a. Rccit de Dufour, loc. cit.

j. Gomle d'Espinchal. /oH/7ta/ des cccucmc/ils... manuscrit cité.

La leinc était « extrêmement malade » ^ M""" de Lamballe se ressentait de la crise de la veille, mais se montrait très résolue. Elle écrivit quelques mots au duc de Penlhièvre ' et envoya une lettre à la princesse de Tarente ^.

Les journées du ii et du 12 se passèrent tout entières dans cette loge surchauffée. La chute fut longue, pénible, profonde. Des pétitionnaires paraissaient à la barre de FAssemblée, apportant les dépouilles du château des Tuileries, demandant que Ton mette à mort les Suisses qui avaient échappé au massacre. Les députés accordaient une prime aux insurgés du 10 août, mettaient en accusation le ministre de la guerre, ordonnaient le renversement des effigies royales \

A deux heures, on quittait la tribune pour le dîner qui était servi dans un bureau '\ Puis on revenait dans la salle du Manège pour retourner le

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