G. Lenotre. Ibid
t». Mémoires de M""^ de Tourzel.
Les détenus vivaient clans l'incertitude du lendemain, espérant qu'on les oublierait là, ou qu'un miracle les délivrerait, lorsque, dans la nuit du If) au 20 août\ un municipal vint frapper à la porte de M'"" de Lamballe et « lui signifia l'ordre, qui venait d'être donné, de l'enlever du Temple », avec M""" et M"* de Tourzel" « et toutes les personnes qui n'étaient pas de la famille de Capet ».
La reine voulut en vain retenir M"'' de Lamballe, alléguant qu'elle était sa parente. On refusa d'écouter ses réclamations. « Dans la position où nous nous trouvions, écrit M"^^ de Tourzel, il n'y avait qu'à obéir » . Madame Royale était « tout interdite »; Marie-Antoinette pleurait \ La princesse voulait, à genoux, baiser la main de son amie ; on l'en empêcha'. Les deux femmes se jetèrent dans les bras l'une de l'autre : « Si nous ne sommes pas assez heureux pour nous revoir, dit la reine à M"'" de Tourzel et à sa fille, soignez
1. Cf. Comtesse de Béarn. Souvenirs de quarante ans, et Madame Royale, Récit des événements arrivés au Temple.