‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 44 sur 269 · Cf. Arcli. nat. O' Sgaç · texte numérisé non relu

Cf. Arcli. nat. O' Sgaç

2. Cf, Fortaire. Mémoires pour servir à la vie de M. de Penthièvre.

3. « La reine est allée à Louveciennes voir la comtesse de Toulouse. Il y avait beaucoup de monde. On peut juger que la maison était remplie, d'autant plus qu'il n'y a qu'un salon en bas médiocrement grand et une très petite salle à manger. Il tint cependant quatorze dames à table dans cette salle en comptant la reine. » Duc de Luynes, Mémoires sur la Cour de Louis XV (9 juillet I7ir>.)

4. Mémoire envoyé par M. de Penthièvre à M. de Marigny en 17G9. Arcli. nat. O' 3917.

une commode de maïquollcric '. C'est là, sans doute, car on lui défendait d'entrer dans la chambre de son mari^, que se tenait la princesse de Lamballe. Elle n'était plus l'enfant souriante et un peu gauche qui était arrivée à Paris pleine d'espérance. Elle était devenue plus mince et ses traits s'étaient affinés. Elle semblait plus femme et elle était plus belle. Mais l'éternel sourire, qui éclairait son visage, avait quitté ses lèvres, ses yeux étaient noyés de larmes et ces larmes, qu'elle versait depuis des mois, avaient laissé

1. Cf. Arch. nat. même dossier. Cf. aussi, sur le domaine de Louveciennes, ^rc/i. de Seine-et-Oise. A loi, A 102, A io3.

Quand Louis XV eut donné à M"» Du Barry le château de Louveciennes, la favorite fit réparer le pavillon. La plupart des décorations, exécutées ù l'intérieur, ont été conservées. Des amours jouent sur les frises de Tantichambre, du boudoir et du salon. Dans la cage d'escalier aux murs blancs, monte une jolie rampe de fer forgé. Le salon est assez grand, éclairé par deux fenêtres donnant sur le jardin. Il est orné de panneaux peints en blanc dont les sculptures représentent les différents attributs de la musique et communique, d'un côté avec le boudoir, de l'autre avec la salle à manger. Les murs de cette salle sont revêtus de chêne. Pipeaux et houlettes, trophées de chasse et fleurs des champs, tombent, attachés par un ruban, du haut de chaque panneau, dont le cadre est fait de feuilles de laurier. Au premier étage, il y a deux cabinets et quatre chambres, dont trois semblent avoir gardé leur décoration du xviii* siècle. Le tout est fort simple, mais d'un goût très sûr et d'une grâce charmante.

2. Cf. Mémoires secrets pour servir à la République des lettres. (6 mai 1768).

leur trace sur la soie délicate de ses paupières.

C'est que le prince de Lamballe, abandonnant sa femme pour des filles, s'était précipité luimême dans l'état où il se trouvait. Ni l'opération qu'on avait dû lui faire après une chute de cheval*, ni la frêle santé qu'il tenait de sa mère n'eussent suffi à l'abattre s'il n'avait été atteint d'un mal" qu'il avait rapporté du ruisseau, de la boue des rues.

Les premiers mois de son mariage avaient passé, pour la princesse, comme une flambée. Le surlendemain de son arrivée à Paris, elle avait été présentée à la Cour par la comtesse de la Marche". Louis XV et Marie Lekzinska l'avaient accueillie avec bonté ' et elle s'était fort bien tirée des révérences d'adieu, si difficiles avec les gênantes robes à queue. Puis, la famille royale lui avait rendu sa visite " dans l'appartement qu'occu-

I. Cf. Mémoires secrets..., 7 janviei' 1768, i3 février 1768. a. Cf. Id. ibid, 26 septembre 1767.

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