‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 54 sur 269 · Mémoires secrets... 7 avril · texte numérisé non relu

Mémoires secrets... 7 avril

sa blessure. Quand le duc de Pcnthièvie sul que son malheureux fils était chez M. de Vargemont, il se rendit à son chevet, manda plusieurs médecins et décida avec eux de faire transporter, à rhô tel de Toulouse, le malade qui refusa de quitter M"" La Cour, s'accrochant à elle avec un entêtement sénile. Mais une opération avait été jugée nécessaire, urgente. On fit un a pont d'or à la courtisane pour la faire éclipser d'ellemême » * et, quand elle fut partie, le prince se laissa docilement conduire oii Ton voulut.

Il n'avait que vingt et un ans et il y avait une année, à peine, que Marie-Thérèse de Garignan était descendue de carrosse dans cette cour de Ihôtel de Toulouse, joyeusement appuyée sur le bras de son mari, qu'on lui rapportait, maintenant, sur un grabat. Cette loque abjecte et « ulcérée » ', c'était le fier jeune homme,

« vif, tendre, humain, généreux, populaire », à qui elle avait donné son cœur tout neuf, c'était

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