LEONOR A LA PRINCESSE
On parle ici de vous , 80 l’on a des deflèins.
Je réponds de leurs complaifances ,
M s avance vers la princesse de Navarre. Madame, jamais mon chateau,
AU DUC DE FOIX
Aide-moi donc un peu.
LE DUC DE FOIX, bas.
Ne vit rien de h beau.
Ne vit rien de fi beau Je fens en fa préfenee
Un embaras tout nouveau ;
CO ME’ DIE - BALLET
Que veut dire cela? Je n’ai plus d’affurance.
LE DUC DE FOIX
Son afped en impofe , & fe fait refpecter j M O R I L L O.
A peine elle daigne écouter.
Ce maintien refervé glace mon éloquence.
Elle jette fur nous un régard bien altier 1 Quels grands airs 1 Allons donc, fers-moi de chancelier,, Explique-lui le refte, & touche un peu fpn ame.
LE DUC DE FOIX
Ah I que je le voudrois !... Madame »
Tout reconnoît ici vos fouveraines lois.
Le ciel, fans doute, vous a faite Pour en donner aux plus grands Rois.
Mais du fein des grandeurs , on aime quelquefois ,
A fe cacher dans la retraite.
On dit que les Dieux autrefois.
Dans de fimples hameaux fe plaifoient à paraître ,
On put fouvent les méconnoître.
On ne peut fe méprendre aux charmes que je vois.
Quels difcours empoulez , quel diable de langage \ Es-tu fou?
LE DUC DE FOIX
Je crains bien de n etre pas trop fage ;