‹ La princesse Georges; pièce en trois actesChapitre 35 sur 58 · BEI\THE · texte numérisé non relu

BEI\THE

Grand bien vous fasse! Il n'ouvre jamais la bouche.

VA L EN TIN E

Il l'ouvrira. J'ai un sujet, f.v de Fondeite : ) Ne vous impatientez pas, elle va venir.

DE FONDE TTE

Qui cela, madame?

VALEXTIXE.

La jolie comtesse Sylvanie.

DE FOND ET TE

Tant mieux, madame, mais je ne comprends pas.

VALENTINE

Alors pourquoi vous promeniez-vous avec elle avant-hier sur la route de Saint-Germain à Confl ins^ entre trois etquatre heures?

DE FOXDETTE.

Qui nous a vus ?

Moi, moi seule, et c'est assez! Mais ne craignez rien.

43 LA 1>RINCESSE GEORGES.

DE FOX DETTE

Eh bien, madame, je vous jure sur l'honneur que, malgré les apparences, la comtesse n'a rien à se reprocher.

VALENTINE

Tant mieux, il vous sera plus facile de suivre le conseil que je vous donne.

DE FON DETTE

Qui est?

VALENTINE

Qui est de ne plus la voir.

DE FOND ET TE

Impossible, madame.

VALENTINE

Tant pis.

DE FON DETTE

Pourquoi ?

VALENTINE

Parce que vous êtes enthousiaste, naïf et bon ; parce que vous avez une mère qui n'a que vous el qui mourrait de votre mort.. Avec un cœur comme le ^ôtre, on chante la romance à la comtesse comme Chérubin, ou l'on épouse la pupille d'Arnolphe comme Horace, mais croyez-moi, ne touchez pas à la femme de Thésée.

DE F.ONDETTE.

Ma vie est à elle !

VAL ENTINE.

Qu'est-ce qu'elle a donc de plus que les autres femmes?

DE FONDETTE.

Tout! Je l'aime! Ah! si vous saviez ce que c'est que cette femme !

VALENTINE

Je le sais. C'est la fille de Minos et de Pasiphaé.

M AD A AIE DE PIÎRIGXV, qui a ûai de causer arec Galanson.

Deux millions, rien que ça, quel appétit, mon gendre! (a

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