‹ La princesse Georges; pièce en trois actesChapitre 43 sur 58 · SÉVERINE, VALENTINE, RERTHE, DE FONDETTE, MADAME DE PÉRIGNY · texte numérisé non relu

SÉVERINE, VALENTINE, RERTHE, DE FONDETTE, MADAME DE PÉRIGNY

VALENTINE, 5 Séverine.

Bravo 1 bravo! Vous jouez merveilleusement.

s É VER IN F,.

Je suis gaie, je suis heureuse.

ACTi: DEUXIÈME. 5Ô

M A D V M E 1) K P l'; m G X V , à Séverine, bas.

Ton mari a pris {Iouk millions aujourd'hui choz Galanson, et il part demain avec celle femme qui est là.

SKVEUi.xn:.

Ce n'est pas vrai !

MAD.VME DE PKRIGNV, lui remettant un papier.

Lis.

SÉVERINE, ;iprès avoir lu.

Ah! la misérable! (EUc va droit a Sylvanie, s'arrête, la rcjarle en face et, à voix basse :) Va-t en.

SYLVAN lE.

Qu'esl-ce que tu me dis?

SEVERINE, toujours ù voix basse.

Je te dis : Va-t'en, va-t'en d'ici à l'instant. Je te chasse de chez moi. Tu ne comprends pas?

SYLV AXIE, même ton.

Parce que?

SÉVERINE, même jeu.

Parce que lu es la maîtresse de mon mari; parce que lu as passé la nuit dernière avec lui, parce que tu viens chez moi me braver, me voler mon bonheur, ma vie, mon àine , parce que je te hais et te méprise , parce que tu es la dernière des filles perdues. Va-t'en sans dire un mot, sans faire un signe, ou je t'insulte publiquement et te chasse devant tout le monde.

s Y L V A N I E , très-calme.

Soit; adieu! Monsieur de Fondelte.

DE FOX DETTE

Comtesse?...

SYLVA XIE

Voulez-vous me donner mon manteau?

VALEXTIXE, à Séverine.

Vous êtes toute pâle, toute tremblante.

SÉVERINE

Ce n'est rien. Je me sens mieux au coniraire.

SIADxVME DE PÉRIGNY, à Séverine.

Qu'est-ce que tu lui as dit?

SÉVERINE

Tu le vois bien. Elle s'en va. Je l'ai chassée.

SYLVANIE, cherchant dans son manteau.

Il n'y a plus rien. C'est le moment de la décision, (a de Fondette.) Venez dans une heure. Si ma fenêtre est éclairée, retournez chez vous. Si elle est sombre, entrez sans crainte; la porte du jardin sera entr'ouverte. (a Séverine.) Crois-moi, garde cela pour toi, c'est plus prudent. Ce n'est pas moi que mon mari tuera.

SÉVERINE, bas.

Va-t'en.

SYLVANIE, haut, d'un ton dégagé.

Au revoir, chère. Bonsoii-, madame la marquise. Mesdames...

(Elle tend la main à Berthe et à Valentine.)

DE FONDETTE, en sortant avec elle.

Comme je vous aime!

SYLVANIE, à elle-même.

Sont-ils heureux de m'aimer tous ainsi! Ah! si je pouvais aimer, moi, ne fût-ce qu'une heure. (Regardant de Fondette. — lu

parlent.)

BEUTH E.

Vous avez raison, autant nous en aller. Ça sent le drame ici. (a Séverine.) Je viendrai vous voir demain.

SÉVERINE

C'est cela, (a madame dePérigny:) Accompagnez-les, ma mère,

je ne me liens plus. (lout le monde est sorti.)

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