SÉVERINE, VALENTINE, RERTHE, DE FONDETTE, MADAME DE PÉRIGNY
VALENTINE, 5 Séverine.
Bravo 1 bravo! Vous jouez merveilleusement.
s É VER IN F,.
Je suis gaie, je suis heureuse.
ACTi: DEUXIÈME. 5Ô
M A D V M E 1) K P l'; m G X V , à Séverine, bas.
Ton mari a pris {Iouk millions aujourd'hui choz Galanson, et il part demain avec celle femme qui est là.
SKVEUi.xn:.
Ce n'est pas vrai !
MAD.VME DE PKRIGNV, lui remettant un papier.
Lis.
SÉVERINE, ;iprès avoir lu.
Ah! la misérable! (EUc va droit a Sylvanie, s'arrête, la rcjarle en face et, à voix basse :) Va-t en.
SYLVAN lE.
Qu'esl-ce que tu me dis?
SEVERINE, toujours ù voix basse.
Je te dis : Va-t'en, va-t'en d'ici à l'instant. Je te chasse de chez moi. Tu ne comprends pas?
SYLV AXIE, même ton.
Parce que?
SÉVERINE, même jeu.
Parce que lu es la maîtresse de mon mari; parce que lu as passé la nuit dernière avec lui, parce que tu viens chez moi me braver, me voler mon bonheur, ma vie, mon àine , parce que je te hais et te méprise , parce que tu es la dernière des filles perdues. Va-t'en sans dire un mot, sans faire un signe, ou je t'insulte publiquement et te chasse devant tout le monde.
s Y L V A N I E , très-calme.
Soit; adieu! Monsieur de Fondelte.
DE FOX DETTE
Comtesse?...
SYLVA XIE
Voulez-vous me donner mon manteau?
VALEXTIXE, à Séverine.
Vous êtes toute pâle, toute tremblante.
SÉVERINE
Ce n'est rien. Je me sens mieux au coniraire.
SIADxVME DE PÉRIGNY, à Séverine.
Qu'est-ce que tu lui as dit?
SÉVERINE
Tu le vois bien. Elle s'en va. Je l'ai chassée.
SYLVANIE, cherchant dans son manteau.
Il n'y a plus rien. C'est le moment de la décision, (a de Fondette.) Venez dans une heure. Si ma fenêtre est éclairée, retournez chez vous. Si elle est sombre, entrez sans crainte; la porte du jardin sera entr'ouverte. (a Séverine.) Crois-moi, garde cela pour toi, c'est plus prudent. Ce n'est pas moi que mon mari tuera.
SÉVERINE, bas.
Va-t'en.
SYLVANIE, haut, d'un ton dégagé.
Au revoir, chère. Bonsoii-, madame la marquise. Mesdames...
(Elle tend la main à Berthe et à Valentine.)
DE FONDETTE, en sortant avec elle.
Comme je vous aime!
SYLVANIE, à elle-même.
Sont-ils heureux de m'aimer tous ainsi! Ah! si je pouvais aimer, moi, ne fût-ce qu'une heure. (Regardant de Fondette. — lu
parlent.)
BEUTH E.
Vous avez raison, autant nous en aller. Ça sent le drame ici. (a Séverine.) Je viendrai vous voir demain.
SÉVERINE
C'est cela, (a madame dePérigny:) Accompagnez-les, ma mère,
je ne me liens plus. (lout le monde est sorti.)