SCENE PREMIERE
SÉVERINE, ROSALIE, puis MADAME DE PÉRIGNV,
GALANSON.
Sli VERINE.
M. Galanson n'était pas parli ?
ROSALIE
Non, il était encore dans le cabinet du prince.
SÉVERINE
Seul?
Avec le prince.
Que faisait-il ?
ROSALIE
SEVERINE.
ROSALIE
M. Galanson parlait au prince, et de choses sérieuses sans doute, car le prince était pâle et paraissait faire un grand effort pour l'écouter. Quand j'ai dit à M. Galanson que madame le priait de descendre, le prince lui a dit : Allez, monsieur Galanson, allez, ne faites pas attendre la princesse. Il semblait avoir hâte d'être seul. Mais M. Galanson paraissait ne pas vouloir s'en aller sans avoir dit tout ce qu'il avait à dire.
(iO LA PRINCESSE GEORGES.
SÉVERINE
IMerci. (Otont ses bracelets et ses boucles d'oreilles.) TienS, prends,
je te donne tout cela.
ROSALIE
3Iais, madame...
SÉVERINE
Je ne porterai plus de bijoux, et je donnerais tout ce queje possède pour être à ta place, ^faintenant lâche de savoir ce qui se passe chez la comtesse. Fais grande vigilance et grande attention, c'est grave.
ROSALIE
Jladame a l'air bien troublée.
Où est ma mère ?
ROSALIE
Elle cause encore dans le jardin avec madame de B.iudremont. La nuit est si belle !
SÉVERINE
Oui, la nuit est belle. Il y a des gens qui, à cette heure, disent : Oh! la belle nuit! Ils sont heureux!
ROSALIE
Voici madame la marquise.
SÉVERINE
Va, et queje te sente toujours près de moi. (Rosalie son au moment oii la marquise entre par la porte du fond.)
MADAME DE PÉRIGNY
Conte-moi ce qui s'est passé, et je te dirai, moi, tout ce que madame de Baudremont vient de mo dire sur la comtesse.
SÉVERINE
Je lui ai dit tout bas de s'en aller, voilà tout. Quanta ce (ju'on dit sur elle, peu m'importe Je ne m'occupe que de ce qui me regarde.