‹ La princesse Lointaine; La Samaritaine. Illustrations en couleurs et en noir, dans le texte et hors texteChapitre 103 sur 118 · FN 7S · texte numérisé non relu

FN 7S

De SAAAMIA RATE MONTE

LE CENTURION, à la foule grondante.

M'avez-vous entendu?

Pas de groupes! Pas de rumeurs! Qu'on se dispersé!

Aux marchands.

Vous autres, reprenez votre petit commerce!

A Photine.

Excitatrice, tu leur tenais des propos Contre César, sans doute, et contre les impôts? De quoi leur parlais-tu?

PHOTINE

Mais de.

LE CENTURION, aux soldats.

Serrez la corde

Mais de mansuétude et de miséricorde, De charité, d'amour.

LE CENTURION Etépuis.::

UN HOMME, vivement.

Cestiout

UN AUTRE, de même.

De rien!

LE PRÊTRE Elle parlait encor du Messie!

LA FOULE, avec indignation.

On!

LE CENTURION Ah, bien!

Toi, tu viens dénoncer? Rome te remercie!

A ses soldats, en riant.

Elle leur annonçait le Vengeur, le Messie, Celui-là qui des Juifs sera l'Imperator, Qui battra les Romains, n'est-ce pas’... Ellé a tort! Car ceci pourrait bien ne pas plaire à Pilate… Marchons!

PHOTINE, à part.

Tout est perdu!

DD RTE EME IRAN DE RRANT

LE CENTURION. — Ce n’est rien. C’est Jésus! Allons, détachez-la!

L À SAUT EA LR EISNER

LE PRÊTRE, au centurion.

Ponnraqueniémeutenécite Elles dit avoir vu le Christ tout près d'ici! : Et sais-tu qui la folle ose appeler ainsi?

Un fanatique obscur, qui, sans doute, conspire, Un. gueux de Nazareth!

LE CENTURION

Ah! 1l fallait Le dire!

Un gueux de Nazareth? Mais je vois ce que c’est! A ses soldats.

C'est l’homme, vous savez, le simple qui passait Pour guérir les lépreux, l’homme de Galilée!

Sa présence, en effet, nous était signalée.

LE PRÊTRE

Des ordres contre lui doivent être reçus.

LE CENTURION Un certain Josué, n'est-ce pas, ou Jésus?

LE PRÊTRE C’est lui-même.

LE CENTURION

Comment, c'est Jésus? Ouand je pense Que j'allais! Mais alors, ça n'a pas d'importance! Il ne nous porte pas ombrage, celui-là!

Aux soldats,

Ce n’est rien. C’est Jésus! Allons, détachez-la!

PHOTINE, délivrée immédiatement.

Ciel!

LE CENTURION

C’est un pauvre Juif pris de mélancolie.

Moi-même, je le vis commettre une folie!

Mais à Jérusalem, justement, il n'y a Qu'un mois. J'étais de garde au fort Antonia D'où nous surveillons tout ce qu'on fait dans le temple. D’en haut, j'avais suivi des yeux la blancheur ample D'une robe de lin errante, et m'étais dit « C'est quelque Essénien arrivé d'En-Gaddi.

Il précheWtjerle vois auxepestes dessa manche. — Douze robes suivaient, sombres, la robe blanche.

DEUXIÈME DA br EeAU

Et ce groupe, en causant, s’en vint jusqu’à ce lieu Où des Juifs très dévots, pour honorer leur Dieu, Font le change, installés à des petites tables,

En se servant de poids rarement véritables.

Sur le sol de ce temple étonnant, où l’on vend

De tout, du sel, de l’huile et du bétail vivant, Traînent de vieux morceaux de cordes et de brides. Tout d’un coup, je vis l’homme aux vêtements candides Prendre un de ces morceaux, le tordre, et je le vis Fouetter tous les vendeurs qui couvraient le parvis, Et tous ces gros marchands, même les plus podagres, Fuyaient, fouettés par lui, tel un troupeau d’onagres! Et lui fouettait toujours, d’un geste furieux.

Et le peuple acclamait. C'était très curieux.

Nous autres, les Romains, cela nous faisait rire.

Cet homme ne peut pas inquiéter l’Empire.

Il défend que du temple on fasse un vil bazar,

Mais il dit : «A César ce qu'on doit à César! »

LE PRÊTRE Tu n'as pas entendu la femme?

LE CENTURION, riant et remontant.

Jenpréiere Ne pas l'entendre!

LE CENTURION. — Tu sais, le joli charpentier à tête blonde?

Ce n'est pas celui-là qui troublera le monde;

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