HERO ST EME PAP ERERALU
ANDRÉ. — Et pourquoi jeñne-t-il quand tout le monde mange? ANDRÉ Mais par la Samarie! Horreur! Tâtez ce pain!
C’est du granit!
Il le lance loin de lui.
Maudite ville!
PIERRE
Est-ce la peine D’aller chez ceux qui sont ignorants, pleins de haine, Endurcis, et que la souffrance rend mauvais?
JÉSUS
C'est chez ceux-là qu’il faut aller, et que je vais. JEAN
Parlons plus bas.
JACQUES
C'est son idée. Il sera cause Qu'on nous massacrera.
JEAN Mais lui-même s'expose.
PIERRE
À quoi cela sert-il? Qu'est-il venu chercher? Que fait-il sur ce puits? A qui veut-il prêcher? Il n'a trouvé pour l'écouter que cette femme. Vous savez que jamais, certes, je ne le blâme;
LA SAUMMACRUIEDEA MENPE
Mais s’il voulait gagner ce peuple, il aurait dû Se faire un partisan digne d'être entendu!
JACQUES Des mains pures pourront seules semer l'Idée. PIERRE Mais une courtisane!
JACQUES On l’aura lapidée Dès qu’elle aura paru, pour prêcher, sur son ‘toit! PIERRE Si j'avais à gagner une ville, moi!
JACQUES Toi?
PIERRE
Je me renseignerais. J’irais voir les notables,
Le prêtre à son autel, les changeurs à leurs tables. Chacun vous sert selon l'importance qu'il a.
Je convaincrais une âme importante. Voilà
Comment je m'y prendrais, moi, pour prendre une ville.
ANDRÉ, secouant la tête.
Parler à cette femme était bien inutile.
PIERRE
Il semble quelquefois railler, en vérité.
Songez qu'il a choisi la dernière cité
Du dernier peuple, et, dans la cité tout entière, Une femme et, parmi les femmes, la dernière!
JÉSUS
Il faudra que pourtant vous vous accoutumiez
À ce que les derniers, pour moi, soient les premiers! PIERRE
Il entend tout : c’est bon, je garde le silence. Il se lève, et va regarder un champ de blé. — Silence. JÉSUS Non!
TNROMNISNEE ANSE HN ARPETAL A TU
Jésus. — 11 faudra que pourtant vous vous accoutumiez A ce que les derniers, pour moi, soient les premiers!
124 SAME AT TEEARTENEE
JACQUES À quoi dis-tu : « Non? »
JÉSUS ‘ A: Ce. que Pierre pense,
PIERRE, se retournant, étonné.
Seigneur !.… JEAN, criant tout à coup.
Je meurs de soif!
ANDRÉ Oui, c'est un jeu cruel Des païens! Ils ont mis dans le riz trop de sel!
NATHANAËL Comment boire?
ANDRÉ
On n’a rien pour puiser!
JEAN
Cette femme À bien laissé...
JACQUES
Quoi donc?
JEAN Sa cruche!
PIERRE | Son infâme
Cruche? C'est un objet de scandale et d’effroi! N'y portez pas les mains!
JEAN, les deux mains sur la cruche.
Elle a le ventre froid.
Et j'ai bien soif.
PIERRE
Je ne boirais pour rien au monde Cette eau nauséabonde!
JEAN Elle est nauséabonde?
PIERRE
Doublement! car le goût du vice est dans cette eau,
TÉARIOMES IR EMMUEE HRARPELEE PARU
Et de l’impiété!
JEAN Tant pis! J'ai trop soif!
Il boit.
Ho NATHANAEL Eh bien?
JEAN, lui passant la cruche.
Goûte!
NATHANAËL, après avoir goùté.
Hole
LA SA OM CA SRE AlRTANE
ANDRÉ Quoi?
NATHANAËL, même jeu. , Goûte!
ANDRÉ, même jeu.
Hot JACQUES Qu'est-ce?
ANDRÉ Goûüte!
JACQUES Quelle perle divine est, dans cette eau, dissoute? NATHANAËL C'est du miel!
ANDRÉ Non! des fleurs!
JEAN On pleure, en y goûtant!
PIERRE Qu'a-t-elle donc laissé dans sa cruche en partant? JÉSUS Elle a laissé dans cette cruche Le souci du cœur insensé,
L’orgueil cruel d’être une embüche Vivante et rose; elle a laissé
Ses péchés lourds, ses rêves pires, Ses bonheurs bavards et méchants, La frivolité de ses rires, L'inconscience de ses chants,
Ses soupirs pour d'indignes causes, Tout le malt de "sonsâme tout.
PIERRE Et ce sont ces mauvaises choses Qui donnent à l’eau ce bon goût?
JÉSUS Le goût que vous trouvez à l’eau de cette cruche, Ne l’attribuez pas à des pleurs blonds de ruche,
Es — = = 90