HRRIONES IE PAURE CA COTE
MÉLISSINDE
Pourquoi ce refus, cette subite rage?
C'était l’énervement, n'est-ce pas, de l'orage? Mais j'ai brûlé le cierge et j'ai dit l’oraison. Ce refus, n'est-ce pas, n’avait pas de raison? Semblait-il de l'humeur, semblait-1l la rancune D'une déception? Non, n'est-ce pas, d'aucune? Ce refus n'avait pas de raison, n'est-ce pas?
SORISMONDE Vous savez bien qu'il en avait une.
MÉLISSINDE, effrayée. PUS bass SORISMONDE, souriant, après un temps.
Rassurez-vous. Voici celle que je devine
Celui qui vous fut cher dans la splendeur divine D'un rêve, vous avez un recul naturel
Au penser de le voir affreusement réel
Quand ses yeux sont hagards, violettes ses lèvres, Moites ses maigres mains, de la moiteur des fièvres. Vous avez donc voulu, gardant pour l'avenir
De votre noble amour un noble souvenir,
Ignorer quel objet funeste on enlinceule.
MÉLISSINDE, vivement.
Ahlemercils —="C'’est bien là”la (raison, :c'est la Séule! Oui, la seule raison pourquoi j'ai dit ce non. = Et l'on peutfaire entrer, Sire d’Allamanon.
SORISMONDE, souriant.
Puisque vous refusez, à quoi bon?
MÉLISSINDE
JéMreiuses Mais de sa lâcheté mon âme est trop confuse.
Je dois donner encor cette chance au mourant D'entendre, en sa faveur, plaider sire Bertrand.
SORISMONDE Vous le devez!
MÉLISSINDE Aux soins de mon rêve égoïste