PREMIER TAB E AU
Le Prêtre, Azriel, des jeunes gens, des vieillards, des marchands, viennent avec une lenteur de deuil.
LA SA MÉASR TI T PAL TONEE
UN AUTRE
Nous sommes accueillis par le dégoût public Comme des scorpions sortant d’un basilic.
LE PRÊTRE Nous n'avons qu'un taudis pour célébrer le culte. PREMIER VIEILLARD Le Romain nous pressure et le Juif nous insulte. UN HOMME
Le bon Pharisien doit se laver les mains, S'il a dans nos sentiers cueilli de nos jasmins!
UN AUTRE
Et trois fois il remplit d’eau lustrale les marbres Pour effacer sur lui l'ombre d’un de nos arbres!
UN JEUNE HOMME
C'est trop souffrir!
UN AUTRE
D'ailleurs, pendant que nous souffrons, L’aile de l’aigle des Césars bat sur nos fronts!
UN AUTRE C'est trop! Révoltons-nous!
UN HOMME
Non! cultivons nos vignes!
PREMIER VIEILLARD, à celui qui vient de parler. Vivre dans cette honte, alors, tu t'y résignes?
L'HOMME
Mais.
PREMIER VIEILLARD Tu n'as pas des sursauts d'âme, quelquefois?
L'HOMME Je tâche d'oublier nos malheurs!
PREMIER VIEILLARD Etituwhois| L'HOMME
Pourquoi le mont Ebal a-t-il donc sur ses pentes Tous ces jolis murs clairs pleins de vignes grimpantes?