CHAPITRE PREMIER
Les traités.
Les stipulations de Caïnardji, sous Catherine la Grande, qui donnaient à la cour Impériale de Russie le droit de faire des représentations à la Porte Ottomane en faveur des principautés de Moldavie et de Yalachie, sont le premier traité connu qui annonce à l'Europe que ces provinces vivent d'une vie séparée au milieu des vastes possessions de la Turquie. Ces stipulations ne réussirent cependant point à soutenir
les anciennes capitulations; les Moldo-Valaques se plaignaient constamment. De nouvelles négociations en leur faveur amenèrent successivement la convention explicative du traité de Caïnardji en 1779 , le Sened ou acte du grand vizir en 1783 , et le traité de Jassy en 179 {.Malgré toutes ces stipulations, on ne put garantir la tranquillité de ces provinces; l'insurrection dite de Pasvand-Oglou * vint bientôt remettre tout en question. Il y avait urgente nécessité d'intervenir ; néanmoins la cour de Russie essayait toujours la voie des communications amicales pour éclairer la Porte sur les malheureux effets de l'instabilité des Hospodars. Le hatti-chériff de 1802 fut le résultat de ces nouvelles démarches: cette ordonnance accor^ dait la septennalité du Hospodarat, la suppression des impôts établis depuis l'année 1785, et l'intervention des Consulats russes, en toute circonstance où les Hospodars dévieraient de la Ugne de conduite que leur traçaient les traités. Ces bases furent admises alors comme garanties suffisantes du sort des peuples habitant les Principautés; mais elles se trouvèrent inefficaces plus tôt qu'on n'aurait dû s'y attendre.
Dès la première année qui suivit le hatti-chériff de 1802, une nouvelle irruption de Pasvand-Oglou, que la faiblesse de la Porte n'avait pu empêcher, ramena le trouble dans les Principautés. Les dépenses exlraor-
< Pacha insurgé contre la Porte.
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dinaires pour armement de troupes, celles nécessitées pour apaiser les pachas turbulents, riverains du Da* nube, fournirent motif à des exactions écrasantes et à rétablissement de nouveaux impôts , malgré la teneur des récentes stipulations entre les deux Cours. D'un autre côté, le gouvernement ottoman , que les querelles générales de l'Europe entraînaient alors dans des voies hostiles à la Russie, se montrait peu soucieux de tenir ses engagements ; préludant à la guerre de 1806, par des infractions flagrantes et successives au hatti-chériff de 1802 , il dénonça clairement ses intentions en déposant, au bout de trois années, les Hospodars nommés pour sept ans. On pressentait dès lors à S'-Pétersbourg que la question d'humanité et de civilisation posée dans le principe par le traité de Gaïnardji, et dont la solution ai^;)artenait à la Russie, par suite des conventions qui accordaient aux Moldo-Valaques le droit de recourir à sa protection , ne comportait plus de demi-mesures, et demanderait tôt ou tard Tadoption d'un système plus large, basé sur les anciennes capitulations , et corroboré de ces améliorations que nécessite en tous lieux la marche du temps. Tel eût été sans doute l'esprit qui aurait dicté les conditions du traité de Bukarest en 1813, si les affaires générales de l'Europe , et la guerre avec la France n'avaient alors exclusivement absorbé l'attention de l'Empereur Alexandre.
En fait, le traité de Bukarest se borna à stipuler le maintien des privilèges reconnus par le hatti-chériff de 1802 : la question se trouva ainsi de nouveau ajournée.
Le favori Halet-Effendi , qui dominait à Gonstantinople, nomma au Hospodarat deux de ses créatures qui durent dépouiller le pays pour satisfaire sa rapacité. U n'est pcÂnl inutile à notre sujet de donner une ccNirte description des abus qui se commirent alors en Valachie, afin que nos lecteurs puissent être à même de comparer la situation actuelle avec celle d'alors.
L'impôt ordinaire sousleHospodar Karadja en 1812, augmenté huit fois en sus de ce qu'il avait été fixé au budget général arrêté par l'Assemblée des boyards en 1802, d'après la teneur du hatti-chériff, s'éleva à des proportions indéfinies au moyen de suppléments additionnels ordonnancés tous les trois mois par des réunions partielles de boyards intéressés aux abus , réunions qu'on décorait du titre d'Assemblées Générales. Get impôt, ainsi élevé, recevait encore un surcroit d'augmentation par les continuels changements que la Vestiarie *, aidée de quelques Ispravniks * afiidés, opérait dans son assiette. Ainsi par exemple, sous le prétexte insidieux de dégrever un district ou une commune, représentés comme ne pouvant suffire aux
' Ministère des finances.
2 Préfets.
charges publiques , on procédait à des réversions sur le total des contribuables , qui, au moment du recouvrement, produisaient le double des sommes originairement décomptées. Les douanes intérieures, qui en 1802 ne prélevaient le droit que sur les villes et foires, furent étendues au plus petit hameau; les droits perçus sur les moutons,les vinset autres articles furentaugmentés de dix à quinze fois plus que les traités n^avaieiit accordé ; les réquisitions de foin et d^orge pour les écuries du Hospodar et les postes ; celles de moutons et de beurre pour Viddin et Constanlinople ; celles de travailleurs à la journée pour la construction ou la réparation des forteresses turques sur les deux rives du Danube ; celles de bois de construction pour Tamirauté, la plupart en opposition au hatti-chériff, recevaient encore, au moment de leur exécution, un surcroît de charges qui les rendaient accablantes. Souvent la Vestiarie, prétextant des besoins publics inexistants, frappait un district montagneux de réquisitions de grains, et exigeait des bois de construction d'un village situé en plaine, pour forcer les paysans à des prestations d'argent, dansFimpossibilitéoù ils se trouveraientde fournir les matières que la localité ne produisait point. Le voile s'épaississait sur les opérations fiscales ; les bureaux de comptabilité avaient pris les allures d'une police secrète , et les minutieuses précautions de la diplomatie s'appliquaient à la levée des impôts ; les
formes anciennes de contrôle, qui consistaient à faire examiner les comptes de PEtat en Assemblée générale, furent mises de côté ; les complaisants seuls ou les complices du Hospodar eurent mission de légaliser par signature un simulacre de budget, cmi ne manquait jamais d'établir un déficit, pour servir de motif aux abus de Tannée suivante. En six ans, plus de quatre mille privilégiés furent créés; une foule d'individus qui ne se recommandaient ni par leur naissance, ni par leur mérite personnel, ni par leur richesse, furent agrégés aux rangs supérieurs de la noblesse, ce qui avilit considérablement le premier corps de l'État déjà considérablement affaibli par l'exil ou la persécution des principaux membres. Une grande quantité de Chrysobules * greva les fermes publiques; on trafiqua enfin ouvertement de toutes les places administratives ou judiciaires. Les inspections des écoles, des caisses de bienfaisance et des hôpitaux devinrent des bénéfices lucratifs, et la Spatharie • ou police générale couronna l'œuvre en vendant les Capitainies ' ou commandements de la maréchaussée au plus of-
* Lettres princières qui accordaient à des particuliers le droit de prélever une somme fixe sur le produit des impôts indirects.
' Ministère de la guerre, chargé en même temps de la police générale.
' Commandement sur les frontières.
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frant, c^est-à-dîre à ces mêmes malfaiteurs qu'elle se trouvait appelée à réprimer.
Une situation aussi déplorable ne pouvait durer. Les remontrances adressées à la Porte n'aboutissaient à rien : les promesses étaient éludées ; les abus allaient toujours en augmentant, et le paysan abandonnait sa chaumière pour se faire brigand ou émigrer en Turquie ; le désordre était complet* Tel était l'état des choses dans les Principautés, et l'on prévoyait que si la Porte continuait à se montrer aussi molle pour le redressement des affaires Moldo-valaques, la force deviendrait d'une nécessité absolue pour résoudre la question, lorsque la révolution grecque, se ramifiant dans l'insurrection valaque sous Vladimiresco, vint compliquer cette affaire déjà par elle-même assez difficile à régler. Cette insurrection, propagée facilement au milieu d'un peuple de mécontents, arrivait précisé-^ ment à l'époque où les souverains réunis à Laybach essayaient de comprimer les perturbations partielles qui menaçaient de replonger l'Europe dans les grandes crises dont on venait de sortir. Aussi la demande formée par la Porte de faire entrer des troupes dans les Principautés pour étouffer les troubles , fut accueillie malgré les inévitables désordres qu'une occupation turque ne pouvait manquer d'amener à sa suite.
En tenant compte de l'exaspération du peuple mu-
sulman à cette époque contre les chrétiens, et du peu de moyens que la Porte possédait, même dans les temps ordinaires , pour contenir ses pachas chargés de commander loin de la capitale des troupes d'expédition, on s'explique aisément pourquoi les Principautés que des traités solennels prémunissaient contre les désastres des invasions armées, eurent cependant tant à souffrir de cette dernière occupation turque. La Porte, par ses déclarations successives aux puissances, protestait de son désir de conserver la paix avec la Russie. Elle se disait toute portée à maintenir les traités en faveur des Principautés; mais en réalité, elle n'avait point le pouvoir d'exécuter ses promesses. Au milieu des embarras de la réorganisation générale de son empire qu'il avait entreprise avec une rare intensité de conception, continuellement compromis par l'indiscipline de ses troupes dont les violences démentaient cruellement les protestations pacifiques de son Cabinet, le Sultan, qui ne pouvait ignorer que le maintien de la paix avec la Russie était à lui seul une condition de succès pour ses projets favoris de réforme intérieure, se trouva néanmoins débordé par le fanatisme de son peuple, et entraîné, malgré ses intérêts, dans la voie chanceuse des hostilités. L'Autriche, plus intéressée que toute autre puissance à éviter le conflit armé, s'évertuait en vain â Constantinople pour faire agréer sa médiation. Mais
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la Porte était comme frappée de vertige : elle laissait insulter les sujets russes dans ses Etats ; elle entravait de toutes manières le commerce de la mer Noire; elle oubliait comme à dessein de réprimer les brigandages de ses troupes dans les Principautés ou elle avait fait nommer des Hospodars indigènes : tout était de sa part aigreur , et ses soupçons allaient jusqu'à l'injure. La longanimité même dé l'empereur Alexandre n'y put suffire. Intimidée cependant par les déclarations plus fermes de son illustre successeur, la Turquie entra en arrangement, et le traité d'Ac-Kerman sembla pour un temps devoir clore la longue suite des infractions précédentes et ramener dans les Principautés, avec la tranquillité matérielle, un ordie d'administration plus régulier. Cette convenlion porte :
1** Que les deux Principautés choisiront leurs Hospodars pour sept ans dans leurs divans respectifs.
2" Que les impôts seront fixés d'après le hatti-chériff de 1802 , et avec le consentement des boyards.
5** Que le nombre des gardes turcs sera fixé une fois pour toutes , et ne pourra être augmenté par la suite.
4** Que les usurpations faites sur le territoire valaque seront restituées.
5** Que les habitants des Principautés jouiront de la liberté du commerce. ^
6^ Que les boyards ne pourront être punis qu'à la suite d'un jugement préalable.
7° Que les Consulats russes exerceront une surveillance active et dénonceront tous les actes arbitraires qui contreviendraient aux nouvelles stipulations, comme aux anciens privilèges dont jouissaient les Principautés ;
8* Que les Hospodars seront tenus de s'occuper avec les divans respectifs des mesures nécessaires pour améliorer la situation du pays, et que ces mesures seront l'objet d'un Règlement général pour chaque province, lequel sera mis immédiatement à exécution.
Mais en attendant les bons effets des nouvelles transactions, les Principautés, administrées par des hospodars indigènes nommés par la Porte seule, se trouvaient diversement préparées à l'ordre légal que la Russie désirait y introduire. En Moldavie, le Hospodar Jean Stourdja, servilement prosterné devant les caprices des pachas commandant les troupes turques d'occupation, avait déployé, en l'absence du contrôle des Consulats russes, un caractère de violence et de rapacité qui menaçait de tarir pour longtemps les sources de la prospérité du pays. Son ignorance et son incapacité auraient pu excuser en partie les vices de son administration, si la vénalité abjecte dont il usa en matières judiciaires, et le commerce déplorable qu'il fit ouvertement des lettres de noblesse, n'avaient essentiellement compromis Tordre public, et renversé l'existence sociale des habitants.
Il n'en fut pas de même en Yalachie. Le Hospodap Grégoire Ghyka, non moins porté que ses prédécesseurs à éluder en vue de ses intérêts les conventions existantes entre les deux cours, sut néanmoins se renfermerdansle système de Tadministration grecque, habile à voiler tout abus de pouvoir. Il parvint à modeler sa conduite sur les errements que lui avaient légués ceux de ses devanciers qui s^étaient le plus fait remarquer par leur prudence. La justice surtout fut rendue comme sous les princes Grecs, sans acception de personnes, et avec discernement, ce qui, avec la protection efficace accordée aux intérêts des masses, fit beaucoup d'honneur à son gouvernement, plutôt conservateur que réparateur. Cependant les anciens impôts, et particulièrement les perceptions en nature, étaient maintenus, et faisaient toujours le grief capital du pays, grief qui avait suffi pour discréditer les administrations grecques, sous plus d'un autre rapport éclairées et habiles, grief que les habitants devaient s'attendre à voir redressé par un gouvernement national arrivé au pouvoir avec la mission expresse et naturelle de corriger les abus.
Telle était la situation respective des deux Principautés, lorsque les Consulats russes y furent réinstallés à la suite de la convention d'Âc-Kerman : restai! à savoir quelle serait la ligne de conduite à suivre sous l'empire du nouveau traité, et si les Principautés,
en conservant le mode d'administration existant , pouvaient offrir à la Puissance Protectrice l'espoir d'avoir consolidé leur repos. Cet espoir fut bientôt déçu. Les avantages que le nouveau traité faisait aux Principautés pouvaient certainement promettre un avenir moins malheureux à leurs habitants; mais la réalisation de ces avantages allait dépendre de ces mêmes boyards qu'un siècle de concussions impunément exercées avait, habitués à regarder, comme inhérente à leur existence sociale, la perpétuité des abus érigés en privilèges. Des Assemblées furent convoquées en 1827, pour aviser à l'adoption d'un Règlement d'organisation : on y débuta par des discussions sur la quotité de l'impôt et le mode de sa perception ; et comme ces questions vitales touchaient aux privilèges, elles ne purent être résolues, car ceux-là mêmes qui semblaient professer des idées de réforme reculaient devant les conséquences de leur mise en pratique. La cour de Russie aurait pu acquérir dès lors la preuve que les Principautés ne pouvaient se suflBre à elles-mêmes pour se réorganiser; elle se borna cependant à reconnaître que la convention d'Ac-Rerman ne pouvait être mise à exécution, et ce fait lui était constaté vers la même époque où cette convention , violemment déchirée par la Turquie, rendait nécessaire le recours aux hostilités.
On a beaucoup parlé alors des appréhensions de
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TAutriehe ; et les notes menaçantes de M. de Metternich attestent les craintes sérieuses qu'on avait à Vienne.de voir l'empereur Nicolas profiter de la faiblesse de la Turquie pour s'emparer définitivement des Principautés; mais une justice à rendre à la Russie, c'est que par ses actes elle n'avait donné nullement lieu à un pareil soupçon. Bien au contraire, dès le début de la guerre , le Cabinet russe adressa , en avril 1828, des instructions au comte Pahlen, nommé Président plénipotentiaire des divans, qui attestent les vues désintéressées et généreuses de l'empereur Nicolas. S'il s'était agi de conquérir , on n'aurait certes point pensé à des règlements d'organisation. Et cependant ces instructions imposent à l'administration provisoire comme premier devoir, celui de s'attacher à préparer les éléments des améliorations qui seront garanties aux Principautés à la conclusion de la paix ; de plus, une instruction plus spéciale, datée de Varsovie, posa plus explicitement encore les bases de ces améliorations. C'est sur le principe de l'indépendance intériem'C que les comités des boyards auront à régler l'administration; l'inutilité d'essayer de rapiécer l'ancien mode de gouvernement est pleinement reconnue. L'empereur ne s'arrête point devant la grave considération de l'intérêt commercial de ses propres États; il veut doter largement les Principautés, et lever tous les obstacles qui arrêtaient naguère leur
prospérité. On obtiendra ainsi la cessation des droits du Gapan *, et la liberté complète du commerce. On organisera le travail; on établira des quarantaines; on assurera la liberté des communications; Timpôt sera uniformément réparti; le tribut à la Porte une fois fixé en argent; la justice sera gratuitement ren^ due; tous les privilèges tomberont; les assemblées générales seront élues par lés boyards, et non plus nommées par les Hospodars, La responsabilité du pou-^ voir est presqu'admise. L'intérêt public enfin et la légalité vont avoir des autels dans les Principautés moldo-valaques, comme partout où les sociétés civilisées prospèrent. Aucune Puissance , dans des circonstances analogues, n'a donné un aussi noble exemple de générosité que celui offert par l'empereur Nicolas, pendant la guerre de Turquie, dans ses larges et bienfaisants desseins en faveur des Principautés et de leur avenir. Quelque soupçonneux et quelque préoccupé que l'on soit des projets de conquête et des intérêts égoïstes de la Russie, quelqu'idée que l'on se fasse de l'hypocrisie de la diplomatie, et quelles que soient d'ailleurs les banalités qu'on débite sur les arrière-pensées des gouvernements, il est encore impossible de trouver le moindre motif dans les actes de la Russie
* Le Capan était une compagnie de commerce turque , qui avait le monopole des denrées des Principautés , sous le prétexte d'approvisionner Constantinople.
relativement à Torganisation des Principautés qu'on puisse soit incriminer, soit même soupçonner.
A la paix, les mêmes vues généreuses prévalent dans les négociations. Le traité d'Andrinople consacre tout ce que les instructions promettaient, et les Principautés sont enfin déclarées et reconnues indépendantes pour leur administration intérieure. Ce fait important pour l'humanité coïncidait avec la reconnaissance de la Grèce en 1850. Et ces deux actes glorieux, dusà lalongue lutte que la Russie avait soutenue depuis Catherine la Grande, l'histoire les comptera à l'empereur Nicolas, comme marques certaines de l'excellence de son noble cœur et de la générosité de son caractère; les peuples aussi n'oublieront point dans l'occasion, qu'il en soit bien persuadé, la dette immense qu'ils ont contractée envers cet illustre monarque.