‹ La prise de TarifaChapitre 21 sur 29 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

CALINOS, PEDRO.

CALINOS.

Enfin, êtes-vous content?

PEDRO

Pas encore.

CA'.INOS.

Comment pas encore ! Et que faut-il donc que je fasse? Je suis venu me fourrer dans le camp de ces enragés dans l'espoir d'embrasser ma jolie Lauretta, vous m'en avez empêché , et mainte-f

nant

PEDRO

Maintenant , il faut que nous changions d'habits.

CALINOS.

Pourquoi donc faire ?

PEDRO

Tu l'as entendu. Le parlementaire seul doit être surveillé. On n'a pas eu le temps de remarquer nos traits. 11 est indispensable que je passe pour toi dans le camp français afin de recueillir les renseigtiemens qui doivent nous conduire à la victoire.

CALINOS.

Y pensez-vousî Eh I qu'eslice que ça me fait à moi la victoirel Tout ce que je vois là dedans , c'est que je peux être fusillé avec votre beau stratagème.

PEDRO

Qu'importe !

Comment qu'importe! mais il m'importe beaucoup à moi. . . PEDRO , tirant son poignard.

Ah I- pas tant de raisons. Consens, ou par la mort c*est fait de toi !..

CALINOS.

Ain-êtez! arrêtez! J'aime encore mieux courir la chance d'attendre. Allons! voyons!

( Us changent d^habits. ) Eh ! mais je dois être assez bien comme cela.

PEDRO

Sur toutes choses garde-toi de chercher à quitter ces lieux.

CALINOS.

Mais si on vient pour dialoguer avec moi, qu'est-ce que vous voulez que je dise?

PEDRO

A toutes les questions que l'on pourra te faire, tu répondras.. . .

cali.nos.

Quoi

PEDRO

Que tu n'a pas reçu d'autres instructions. CALINOS.

Ah çà ! c'est vrai I je ne mentirai pas. Mais cependant

PEDRO

Garde-toi bien aussi de parler à qui que ce soit de ton maître > dje moi, de personne enfin, ainsi que de révéler ce que tu es véritablement. A lanioiiidre indiscrétion je serai là sur tes talons , et tu sais ce dont je suis capable.

Oui, je vous ai vu ce matin

PEDRO

Adieu donc. Dans peu tu me reverras.

{Pedro sort. La sentintLle Le laisse pa.^ s er. Calinos veut sortir de l'autre côté. La sentinelle l'arrête.^

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