LANDSTURM
Le landsturm n'a pas de cadres : les hommes qui en font partie savent seulement qu'ils peuvent être appelés quand la patrie est en danger. Ils savent aussi où ils doivent se rendre et, le cas échéant, ils ne ressembleraient pas aux pauvres diables ahuris par un appel inattendu, qui en 1870 composaient nos bataillons de mobilisés. Un grand nombre des hommes du landsturm ont passé par l'armée et par la landwehr : ce seraient de bonnes recrues pour les rangs éclaircis de l'armée active, pour les garnisons des places et pour les corps de partisans. Leur nombre n'est pas facile à évaluer; mais à coup sûr le landsturm fournirait, aubasmot,de6 à800,000hommes.
Les 18 corps d'armée sont répartis en 6 inspections de corps d'armée.
La première * comprend les IVe, Ve et VIe corps. La deuxième (duc de Mecklem bourg) : Ier, IIe, IXe corps. La troisième (Frédéric-Charles) : VIIe, VIIIe, Xe, XIIe corps. La quatrième (prince royal) : IIIe, XIe, XIIIe corps. La cinquième (grand-duc de Bade) : XIVe et XVe corps. La sixième (Luitpold, prince de Bavière) : Ie1" et IIe corps bavarois.
Il y a en outre 1 inspection de cavalerie, 2 inspections et 6 sous-inspections d'artillerie, S du génie et 1 de télégraphie militaire.
Une commission supérieure des chemins de fer règle les mouvements des troupes sur les voies ferrées, et prend toutes les mesures pour faire concorder le service des chemins de fer avec les exigences de la guerre.
Comme en France, il y a un comité supérieur de l'artillerie, investi à peu près des mêmes fonctions. Deux écoles d'artillerie et du génie, l'une à Berlin, l'autre à Munich, forment les officiers des armes savantes. Les écoles militaires pour les officiers d'infanterie et de cavalerie sont au nombre de 19 et portent différents noms : écoles de guerre, écoles de cadets, académie militaire, etc.
Sept écoles de sous-officiers, une école d'enfants de troupe et deux écoles de tir complètent l'ensemble des établissements consacrés à l'étude des choses de la guerre. Ces écoles sont accessibles à tous, après examen.
L'armée aunchef, l'empereur ; et, après lui, le chef