‹ La production du coton en EgypteChapitre 66 sur 76 · VI. LbS inSBOTBS · texte numérisé non relu

VI. LbS inSBOTBS

Les dégAts causés par les divers insectes et notammeat par la chenille des capsules et la Nadawai-el-Aasaiieh, sont reconnus comme l'une des principales causes des diminutions des récoltes.

La Commission est donc d'avis que l'assolement biennal dont l'adoption a été généralisée dans ces dernières années, a beaucoup favorisé la multiplication de ces insectes et des autres ennemis du cotonnier; elle voit là

une raison de plus pour engager les cultivateurs à revenir à l'assolement U'iennal déjà préconisé.

La Commission émet le vœu que la Société khédiviale d'agriculture attache la plus grande importance à l'étude des moyens de combattre les insectes soit par la créallon de races de cotooniers précoces et résistantes, soit en supprimant autant que possible les plantes sur lesquelles l'insecte se nourrit , et se produit pendant l'hiver, et notamment en obligeant les cultivateurs à arracher, avant le 3 1 janvier, les plantes de cotonnier sur pied laissées dans les champs, après la récolte.

La Commission émet en outre le vœu que le Gouvernement, comme il l'a fait en 190B, veille toujours à l'application rigoureuse et générale des règlements sur l'échenillage, qui ont déjà rendu de si grands services à l'agriculture.

VU. LbS BHGBIIS.

La Commission constate :

a) Que la superficie plantée en coton ayant augmenté par suite de l'assolement biennal, il en est résulté une diminution dans la quantité de fumier disponible par feddan.

b) Que la peste bovine a eu pour effet de diminuer la production de l'engrais de ferme.

c) Que les engrais coujri diminuent aussi rapidement et que ceux de bonne qualité sont presque épuisés.

Que toutes ces causes n'ont pu qu'influer sur la diminution du rendement et qu'il est, par suite, de toute importance que des efforts soient faits pour augmenter la quantité d'engrais soit en important des engrais chimiques, soit en mettant à la disposition des cultivateurs, pour la litière de leurs bestiaux, le surplus du limon provenant du curage des canaux, toutes les fois que ce limon ne sera pas nécessaire pour la construction ou la consolidation des digues.

La Commission ne peut qu'applaudir, d'autre part, à la création, récemment décidée par la Société khédiviale d'agriculture, de champs d'essais dans différents points du pays, pour l'étude des engrais commerciaux

dont les résultats poar la culture du coton , bien qu'en général satisfaisants , n'ont pas été les mêmes partout.

Les travaux de la Commission se sont ressentis du manque de statistiques complètes; d'autre part, il serait très désirable que les cultivateurs pussent constamment connaître l'état eiact des récoltes dans tes différentes r^ons de l'Egypte.

En coaséquence, la Commission émet le vœu :

1* Que des statistiques donnant tous tes renseignements intéressant l'agriculture soient dressées par les soins du Gouvernement, et qu'il leur sott donné la plus grande publicité, en temps voulu, afin que tes cultivateurs puissent aisément en prendre connaissance.

3° Que des mesures soient prises pour fournir des renseignements plus précis sur les surfaces cultivées cbaque année en coton, ainsi que sur le rendement par feddan, dans les différentes régions du pays.

3° Que, dans ce but, des observations et des expériences soient régulièrement faites, suivant des méthodes scientt6ques, pour élucider l'inQuence respective sur la diminution du rendement de cliacun des facteurs signalés dans le présent rapport.

En résumé , et pour conclure , il résulte de l'enquête de la Commission , que la diminution observée dans les rendements du coton tient à des causes multiples, dont les principales viennent d'être énumérées, et qu'il ne serait pas possible aujourd'hui, en l'absence de statistiques et d'observations scientifiques rigoureuses, de préciser dans quelles proportions chacune d'elles y a contribué. Mais cette enquête ayant d'ores et déjà établi que ces causes ont toutes une influence incontestable, la Commission, convaincue que les mesures proposées par elle auraient un effet certain sur l'amélioration du rendement, espère que la Société kbédivîale d'agriculture les approuvera et priera le Gouvernement de vouloir bien les prendre en sérieuse considération.

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