I. — GENERALITES
1° L’utilité n’est pas autre chose que l'énergie humaine procurée par les énergies alimentaires ou économisée par les énergies industrielles, les outils ou les services.
2° L’utilité d’une énergie étrangère est dite du deuxième degré, quand l'utilité de cette énergie a permis la production d’une autre énergie, douée elle-même d'utilité.
3° L’utilité de l’unité d'énergie est mesurée par le coefficient de rendement de l'énergie en cause. C’est l’utilité
MOYENNE Ua, = S—
4 L’utilité décroissante est marquée par le fait que le coefficient de rendement est une fonction, décroissant quand l'énergie augmente.
5° L’utilité finale s’analyse comme étant l’utilité, ou énergie humaine, procurée par la dernière unité d’énergie. Elle est distincte de l’utilité moyenne. %
6° Le principe de l’échange est que nul ne peut, pour donner, se priver de plus d'énergie humaine qu’il n’en a gagnée, grâce à ce qu’il a reçu.
7° Quand les échangistes sont producteurs, chacun utilise le gain d'énergie humaine dû à l’échange, c’est-à-dire celle que ce dernier a rendu disponible, et s’en sert pour produire une énergie étrangère, dont une fraction sera donnée en contre-parftie.
8° Cette énergie étrangère, qui constitue une limite supérieure, est la valeur coût de reproduction. C’est la valeur d'usage de l’acheteur.
9° Le vendeur ne peut recevoir comme prix moins d'énergie qu’il n’en aurait produit lui-même, s’il y avait consacré l'énergie humaine utilisée à produire lénergie qu’il a donnée.
710 Cette quantité minima d'énergie étrangère, qui constitue une limite inférieure, est la valeur coût de production. C’est la valeur d'usage du vendeur.