POS UE
besoins en est rendue plus difficile. Aussi ces groupes se où les aliments sont abondants. D'autre 1s facis dan-
forment-ils là part, le groupement, grâce à l’aide mutuelle, rend pit les l'acquisition des aliments, la protection contre le
sers, les soins aux enfants. Tout cela n’a pas une signifi-
Éaton bien particulière, car le règne animal et même le
règne végétal nous donnent des exemples d’association spontanée. IL y a même parmi les insectes des associations, telles que la rûche ou la fourmillière, qui peuvent être non seulement comparées à des organismes, mais tenues comme tels.
La véritable originalité de Fhomme tient à ce que, au lieu d’utiliser les énergies telles que la nature les fournit comme le fait l'animal, il impose des transformations aux énergies brutes : cuisson des aliments, création d'outils. II sait aussi s’approprier le travail étranger (animaux, esclaves) et, enfin, asservir les énergies inorganiques (feu, électricité). Tout cela met à la disposition de l'homme de grandes quantités d'énergies et celles-ci, grâce à la diversité de leurs propriétés, peuvent servir à des emplois divers. Le stade actuel de la société est caractérisé par le fait qu'on accumule et utilise des énergies inorganiques, au lieu d'énergies organiques. Pourtant, certaines de celles-ci, . en particulier celles que contiennent les aliments, sont indispensables et irremplaçables.
OsTwaLD insiste sur ce que les coefficients de transformation des énergies, ou coefficients économiques, ont des valeurs diverses suivant les espèces d’énergie. Certains de ces coefficients sont fort peu avantageux, d’où gaspillage d'énergie. Ainsi, la chaleur se transforme en travail dans la proportion de 1/3 environ. Le rendement de charbon en chaleur est de 3/4: Par suite, l'énergie du charbon employé à mouvoir une machine n’est utilisée que dans la proportion de 1/4.
La tâche générale de la civilisation consiste à obtenir. pour les énergies à transformer, des coefficients de transformation aussi avantageux que possible, car tout ce qui
sé produit, se ramène, en dernière analyse, à la transformation de quelque énergie libre.
Le travail, quel qu’il soit, sera exécuté dans de bonnes conditions, s’il se fait sans gaspillage d'énergie. Il faut bien se dire, én effet, que la quantité totale d’énergie libre n’est pas illimitée. Elle est égale au rayonnement solaire diurne, ajouté au rayonnement solaire accumulé en énergies chimiques (charbon, pétrole). Le premier nous est fourni par l'intermédiaire des plantes vertes. Il y aurait un grand intérêt à en accumuler plus que celles-ci, qui n’en capitalisent que 1 ou 2 %. En effet, le bien-être des hommes est en proportion de la part d'énergie qui revient à chacun d'eux.
Que ce soit dans l'association, dans la division du travail, dans l'emploi du langage, dans le droit, dans l'Etat, l’énergétiste voit partout des conventions sociales destinées à économiser de l’énergie. Le droit, en particulier, permet d'éviter les gaspillages d’énergie que créent les processus d'attaque et de défense. L'Etat joue le même rôle par sa fonction de coordination. Il a été puissant, dans le passé, par la concentration d'énergies réalisée sous forme d’armées. La concentration d'énergies sous forme d’argent, qui est à la base du capital, tend à créer un pouvoir qui surpassera celui de l'Etat.
Quelles sont donc, en définitive, les conceptions sociales des énergétistes ?
Nous les verrons plus tard découler de leurs conceptions économiques. Qu’il nous suffise de dire, pour le moment, que les énergétistes se manifestent plutôt comme des tenants du socialisme d'Etat que comme des libéraux. Seule autorité peut, à leur avis, empêcher le gaspillage d’énergie qui se réalise journellement dans nos sociétés anarchiques. \