AIR
Allons, plus de colère,
Calmons-nous ; je le voi,
L’amour est un corsaire Plus habile que moi !
Ah! quel est ton délire,
Giromon? toi, mon vieux,
Quoi! tu croyais séduire Une fille aux doux yeux?
Ah ! ah ! tu me fais rire Regarde-toi, mon vieux...
Près de ce frais visage.
Vois ton air de barbon.
Ton front ridé par l'àge Près de ce frais menton !
Allons, mon vieux garçon,
Écoute la raison!
Allons, plus de colère Ca' nions-nous; je le voi,
L'amour est un corsaire Plus habile que moi !
C’est ça , Giromon , vous allez dire au Théodore : Marie vous aime, vous (levez aimer Marie... le mariage peut seul éteindre le scandale que vous avez soulevé... prenez-la donc pour femme... ou je te casse les reins! Du reste, monsieur Théodore , Marie ne sera pas à votre charge , elle a une dot!... (Allant vers la table et prenant une plume. ) Oui, trou de l’air !... elle va en avoir une de dot... j’ai de quoi la fournir... (Il se met k écrire sur la table.)