‹ La proposition infinitive simple et subjective dans la prose française depuis MalherbeChapitre 53 sur 163 · Éd. Lemerre, p · texte numérisé non relu

Éd. Lemerre, p

tribuer la nourriture et spécialement le vin, veiller à ce que le vin ne soit pas bu par les infirmiers et les filles de garde, délivrer le linge, partager avec la fille de garde les soins à donner aux malades, willer enfin généralement à la police de la salle, Ja sœur n'a pas d'autres attributions positives. |

Les phrases où le sujet et le prédicat nominal sont tous deux des infinitifs, présentent un développement analogue. Ce sont d’abord des formules brèves, des sentences, des aphorismes. L’infinitif sujet tend à s’y faire répéter par un pronom démonstratif :

MaLHeRBe, Les épitres de Sénèque, IL * : Étre partout c’est n’étre en nulle part. — FÉNELON, Traité de l'existence de Dieu, IL, ch. 12: Douter etse tromper, c’est penser. — MonNTEs- QUIEU, Considéralions, XV 3 : Inutilement poursuivis, parce que chez eux fuir c’était combattre, ils faisaient retirer les peuples à mesure qu’on approchait. — BoURGET, Le démon de midi, 14 : Laisser passer la mère, c'était l'envoyer à la mort. — 1b., VIS : S’attendrir, pour lui, c'était se confier. Se défier, c'était se dessécher.

Et plus bref encore :

Vicny, Stello, XXVI © : Mourir? — dormir.

Cette tendance à intercaler le pronom ce, devenue assez générale au xix° siècle, lorsque les deux infinitifs sont affirmatifs, ne l’est pas encore au xvu. Les exemples que nous citons ici le prouvent :

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