AVANTAGES DE L'ASSISTANCE SOCIALE ET TRIYÉE
capital accumulé et personnifié dans un homme, ajoute M. Jacoby, ne rentre plus dans la richesse commune : il est perdu pour elle, du moins au point de vue physique; il est retiré de la circulation, et son seul reliquat n'est que folie, misère, dégénérescence de la postérité. » Rien ne se fait de rien, et toute production suppose consommation. « La science, l'art, les idées, pour naitre et se développer, consomment des générations et des peuples. » Individus et nations s'épuisent par la production, « comme les terrains non fumés, puisque les produits ne retournent plus au fonds commun et sont matériellement perdus pour lui * ». M. de Gandolle, à son tour, montre que l'homme civilisé, par le fait même de sa supériorité intellectuelle, est généralement inférieur au sauvage en force physique et en santé. Chez le sauvage, en effet, les conditions principales de la sélection sont une vue perçante, la finesse de l'ouïe, la force musculaire, la faculté de résister au froid, au chaud, à l'humidité, à la faim. L'homme civilisé n'a pas au même degré ces qualités; ce qu'il a gagné d'un côté, il le perd de l'autre, et la loi d'équivalence des forces se vérifie ici comme ailleurs. Le cerveau ne s'accroît qu'aux dépens des muscles; Thomme qui pense est certainement un animal dépravé. Tels sont les inconvénients du développement intellectuel, que la philanthropie