I. Wallon, Le 31 mai, i. I, p
LES GIRONDINS. l5
Lanlhenas (Rhône-el-Loire). Ancien familier des Roland.
Laplaigne (Gers). Décrété d'arrestation, 6 août et 3 octobre, iio f.a Ilévellière-Lépeaux (Mkine-et-Loire). Protestataire'; démissionnaire, i3 août.
Lasource (ïarn). Décrété d'arrestation, 2 juin ; décrété d'ace usât ion, 'S octobre; exécuté, 3i octobre.
Laurence (Manche). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
Laurenceot (Juia). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
Lauze-Deperret (Bouches-du-Rhône). Décrété cVaccusation, l'I juillet et 3 oclobre ; exécuté, 3i oclohic.
iif) Lebreton (llle-el-\ ilainc). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
Lecarlier (Aisne). Protestataire, en juin.
Leclerc (Maine-et-Loire). Protestataire'; démissionnaire, 12 août.
Lefebvre [Julien] (Loire-Inférieure). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
Lefebvre [Stanislas] (Seine-Inférieure). Décrété d'airf'slalion, 3 octobre.
\oir SCS Méinoiirs. l. I. j). 1.'),'.. Noii Mnn. de Ln HéveUière, loc. cil.
it) LA PHOSClUl'ilO.N DES (;iHOM)INS.
I20 Lchardi (Morbihan). Décrété crarrcslation" 'X juin ; décrété d\iccus(itlon, 3 octobre exécuté, 3i octobre.
Lemaignnn (Maine-et-Loire). Protestataire'.
Lesage (Eure-et-Loii). Décrété (rarrcstation,
2 juin; hors la loi, -aS juillet.
Lesterpt-Beauvais (Haute-Vienne). Décrété
d'arrestation, 21 août; décrété d'accusd-
fion, 3 octobre; exécuté, 3i octobre.
Lidon (Corrèze). Décrété d'arrestation, :^juiii ;
hors la loi, 28 juillet.
125 Louvet (Loiret). Décrété d'arrestation, :>juin;
hors la loi, 28 juillet.
Loai;e/ (Somme). Protestataire, 5 juin.
Loysel (Msne) . Protestataire, en juin.
Lozeau (Charente-Inférieure). Protestataire'. Magniez (Pas-de-Calais). Démissionnaire en;
juin; mis en arrestation, 22 juin. J
i3o Maisse (Basses-Alpes). Décrété darrestation,
3 octobre.
Manuel (Paris). Démissionnaire, 19 janvier 1790; exécuté le i4 novembre.
Marbos (Drôme). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
Martln-Saint-Roinain (Somme) . Pi'otestataire, 5 juin.
I. \oii' Mnu. de La Revellière, loc. cil. ■2. .Morliiiior-Ternaiix, t. A II, p. 5oo.
Nïassa (Alpes-Maritimes). Décrété d'arrestation, '^ octobre.
I i.) Masuyer (Saône-et-Loire). Décrété d'arrestation, 24 juin; décrété d'accusation, 3 octobre; exécuté, ]() mars lycj'i.
Meillan (Basses-Pyrénées). Hors la loi, 28 jnillet.
Mercier (Seine-el-Oise). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
Michel (Morbihan) '.
Michet (Rhône-el-Loire). Décrété d'airestation, j I jnillel.
l'io Min vielle (Bouclics-du-Hhone). Décrété d'arrestation, 3 Jnillet ; décrété iVaccnsalion, 3 octobre; exécnté, 3i octobre.
Molle vaut (Meurt he). Décrété d'arrestation,
2 juin; décrété d'accasalion, 3 octobre.
Moreau (Meuse). Démissionnaire, i() août.
Moysset (Gers). Déciélé d'arrestation, 3 octobre.
Noi'l (\osg(\s). \)6civ[c LVaccnsallo/i, 3 oclcjbre; exécuté, 7 décembre.
I '1') Obelin (Ille-ct-\ ilaine). Décrété d'arrestation,
3 octobre.
()livier-(iérente (Drnnic). Drciéir dancslalion, 3 octobre.
I. V oir Sc'i (•or'ri'spoml.incc ;i\('c Li iiiiiiii(i|);ilil('' (h' l-oriciil . ÏMorliiiici rcni.'iiix. (. \ll. |>. Mm
1^ LA 1>K0SCHII>T10\ DES GIUONDINS.
lûiw [Tliomasj (Pas-de-Calais), fncarcéiv, •2() décembre 1793.
Palrin (Hhùiie-et-Loiic). Décrété d'aneslalion, I I juillet.
Peintres (Corrèzc). Porté sur la liste d'arrestation (li'cssée au ,Sr mai par le (Comité central lévolutionnaire (Tueley, t. IX, toc. rit:).
i5o tueries (Aude). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
Petion (Eure-et-Loir). Décrété d'arrestation, '2 juin; bors la loi, 38 juillet.
PetU (Aisne). Protestataire, en juin'.
Peyre (Basses-Alpes). Décrété d'arrestation j 3 octobre.
Pbilippc-Delleville. Décrété d'arrestation,' 3 octobre.
i55 Pilastre (Maine-et-Loire). Protestataire; démissionnaire, 12 août.
Quéinnec (Finistère). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
Rabaut-Pomier (Gard). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
1. V la séance do la Convenlion do i'"^ juillet, il dit eniiow : « Je déclare à la nation entière que la (Convention ; n'a pas été libre dans les journées des 3i mai et ->. juin. » Noir sur lui une (>\cellente notice, de M. l^niile Lafont,
dans la Révolulion française de novendjrc 1008.
Kabaut-Saint-Élienne (Aube). Décrété d'arrcslatioii, '2 juin; hors la loi, 28 juillet; exécuté, 5 décembre.
Rebecquy (Bouches-du-Rhône). Démissionnaire, 9 avril'.
[Go Ribereau (Charente). Décrété d'aireslalion, 3 octobre.
Richou (Eure). Décrété d'arrestation, 3 octoi)re.
Rivaud (Haute-Vienne). Décrété d'arrestation, 21 août.
Hiver y (Somme). 1^ rotes ta ta ire, 5 juin.
Rouault (Morbihan). Décrété d'arrestation, 3 octobre, ifif) Rouyer (Hérault). Décrété d'arrestation, 2 août; déciété cV accusai ion, 3 octobre.
Rouzet (Haute-Garonne). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
Rover (Ain). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
Kuault (Seine-lnléiieure). Décrété d'aireslation, 3 octobre.
Saint-Mar/in (Ardrcln). Membre de la Commission (h's Douze.
I. Sa If'ltrc de démission, lue à In séaiico du 11. icprocii.'iit à la (lonvontiou de n'avoir pas osé rocluMclicr les ailleurs du coniplol du 10 mars. (Wallon, Tribunal révo-
Inlion/Kurr. I . I. p. \ i.'i. )
'20 LA PROSCUIPTION DES CIHONDINS.
170 Saint-Prix (Ardèche), Décrète d'arrestation. .') octobre.
Saladin (Sorriirie). Protestataire, 5 juin; drcrété d'arrestation, 3 octobre.
Salle (Meurtbe). Décrété d'arrestation, 2 juin ; borslaloi, 28 juillet; exécuté, 19 juin 179/1.
Salmon (Sarlhe), Décrété d'arrestation, 3 octobre.
Sanadon (Basses-Pyrénées). Démissionnaire, i3 août 1793.
175 Saurine (Landes). Décrété d'ariestation, 3 octobre.
Savary (Eure). Décrété à' ne casai ion, 3 octobre.
Serre (lïautes-Alpes). Protestataire en juin 1793 (Wallon, 31 mai, t. T, p. /|88); décrété d'arrestation, 3 octobre.
Sillery (Somme). Décrété d'acr usai ion, 3 octobre ; exécu I é , 3 1 ( )c l ob re ' .
Solomiac (Tarn). Démissionnaire, lô août. 180 Soulignac (Haute-\ ienne). Décrété d'arrestation, 2 1 août. .
Tocquot (Meuse). Démissionnaire, l 'i août.
Tournier (Aude). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
I. Je n'iiiscrc pas sans liésilalion ce complaisant du duc d'Orléans parmi les Girondins. Mais, après tout, il ost mort avec eux,
LES GIRONDINS. 'Al
Valady (Aveyron). Hors lo loi, ^8 juillet; exécuté, () décembre 1790.
Valazé (Orne). Décrété d'arrestation, 2 juin ; décrété d'ace usai ion, 3 octobre; se tue le .')0 octobre 179').
icS.") \ allée (Kure). Décrété d'arrestation, 00 juillet; décrété à: accusation^ 3 octobre.
Varlet (Pas-de-Calais). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
\ crgniaud ((iirondc). Décrété d'arieslation, '2 juin; décrété d'ffcrnsafion, 3 octobre; exécuté, 3i octobre.
Vernier (Jura). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
Viger (Maine-et-Loire). Décrété danestalion, 2 juin; décrété (Varcnsaiion. 3 octobre; exécuté, 3i octobre.
Vincent (Seine-Inférieure). Décrété d'arrestation, 3 octobre.
191 Vilcl (Hbone-el-Loire). Décrété d'arieslation, I r juillet.
\u lolal, Kji (léj)iilt's', dont \\\ lurenl frappés
I. On pouriail ajouter Personne, du Pas de (Valais. A la .séance de la Convention, du a3 mars 1790, Moyse Baylcdit : « Les Comités ont enseveli dans roul)li une correspondance du représentant l'ersonne sur TalTaire du 3i mai. » (Vloysc Ha>l(' avait été membre du Comité de sûreté générale du r.) .'loi'il i-().', ;ni r' septcMibrc i7m'i.>
2 2 LA PHOSCHIPTIO.N DKS GIRONDINS.
OU poursuivis. 3/» continuèrent à siéger; mais on peut les regarder, à quelques exceptions près (Marie-Joseph Chénier, Grégoire, Creuzé-Latouclie, Guyomar, Penières, M.-E. Petit, Ctievalier), comme la poussière d'un parti. Treize autres, par démission ou autrement, avaient disparu du champ de bataille.
La lutte s'engagea dès les premières séances de la Convention, et on doit reconnaître que les Girondins attaquèrent les premiers, en lançant contre Robespierre, c'est-à-dire contre l^aris et la Commune, d'abord Barbaroux le 25 septembre 1792, puis Louvet le 29 octobre. Mais il fallut six mois d'amères récriminations pour qu'on en vînt, dans les deux camps, à vouloir supprimer l'adversaire en le chassant de l'Assemblée.
*C'est seulement le 1"^ avril 1798, sous le coup de la trahison de Dumouriez, au cours d'une discussion ardente et confuse, que la Convention, sur la proposition de Marat, — appuyée par Birotteau ! — rendit le décret suivant :
« La Convention nationale, considérant qae le salut du peuple est la suprême loi, décrète que, sans avoir égard à r inviolabilité d'un représentant de la nation française, elle décrétera d'accusation celui ou ceux de ses membres contre lesquels il y aura de
fortes présompUons de complicité avec les ennemis de la liberté, de l'égaillé et da gouvernement répalAicain, résultant des dénonciations ou des prcurcs écrites déposées au Comité de défense générale^, chargé des rapports relatifs aux décrets (faccusasion à lancer par la Convention. »
Décret à jamais funeste ! L'ère dos [)rosciiptions était ouverte.
C'est Marat qui avait proposé cette aime de mort; c'est contre lui que la (îironde en lit le premier essai. Les i3 et i ^i avril, elle le faisait renvoyer devant le « tiibunal criminel evtiaordinaire- » institué le \o mars précédent. On sait que Marat, acquitté peu de jours après, le 24 avril, fut ramené triomphalement à l'Assemblée. Mais les Montagnards n'avaient pas attendu jusque-là pour riposter : dès le i5 avril, — le lendemain même du décret contre Marat, — une députation des sections de l^aris était venue demander l'élimination de vingt-deu\ députés ( ii rondins '.
1. Lo Coinilé nvé \o i" janvlor 179.^ ot qui allail (''Iro orjjjanisé le 0 avril sous le litre de Comité de salul })iihlic'.
2. Le « tribunal révolutionnaire», institué le i<> niiiis précédent.
^L En mai, nous verrons Elle T^acoste. en mission à Sainl Flour. faisant un discours à la Société des Vmis de la Liberté, s'écrier : « II faut sauver la République en déiruisdiil promi)- Irmenl les Girondins, les modérés et les Feuillants. » (Wallon, Lt' .7/ Mai, l. II. p. uS\.)
CHAPITUE II
A la veille de l'orage.
Cette j)étitioii du iT) ;nril a\ait été précédée, dans les ])ieiniers mois de 1793, de nombreuses dénonciations, soit à la tribune des Jacobins, soit à la barre de la Convention, par des députations des sections de Paris. On sait que les assemblées des /|8 sections, devenues pc rmanenlcs (M pn])li- (pies depuis jnillet J'j\)>, élîdent autant de clubs correspondant entre eux j)ar un Bureau central t I autorisés par la Commune à former des réunions de commissaires à IMlôtel de ville'. C'était donc une macliine de guerre formidable, et le \);\v\\ monta^^nartl, (jui en disj)Osait, s'en servit ii\(( décision. Déjà, le N août, la section lion- (oM-cil s'élail présentée à la Convention et lui ;i\ait dénoncé Barbaroux, Brissot, Buzot, Cen-
I. 1;. \l('Hi(''. Les srrlions de Paris pcnddul la Révolution ff'inraisr. \)\). lo'i cl siii\.
LA PROSCKIPTION DES GIHONDINS.
sonné, Guadcl, Louvct et Vergniaud, lui dema danl « de livrer aux tribunaux ces membres que l'opinion publique a déjà proscrits* ». Le principal meneur de cette section Bonconseil était un jeune homme, Henri Tell-Clémence, un des agents les plus redoutables de la tyrannie jacobine ^
Mais ce n'était là qu'une escarmouche. C'est le lendemain du vote d'accusation contre Marat, le i5 avril, qu'eut lieu la démarche collective préparée et annoncée depuis quelques jours ^ Une députation de 35 sections (sur 48), conduite par Pache, maire de Paris, et par Hébert, substitut du procureur de la Commune, se présenta à la barre. Elle avait pour orateur un jeune homme de vingt ans, protégé de Danton, Alexandre Rousselin de Corbeau de Saint-Albin''. 11 lut une