ORGANISATION DU BEUTICE SANITAIRE
« 11 fautbien en coovenir, écrit le professeur Fournier, dans l'état de choses actuel, la syphilis est peu connue des médecins. Elle n'est réellement connue que de ceux, en petit nomhre, qui ont été attachés comme internes, externes ou comme stagiaires aux quelques services spéciaux de la capitale, ou de grandes villes de province. Combien d'étudiants achèvent leurs études et leur thèse sans avoir rais le pied dans ces hôpitaux spéciaux, autrement que pour une ou quelques visites de curiosité! Daus les examens de l'école, combien il est rare que les candidats aoient interrogés sur la syphilis ! On évite même cet ordre de questions « spéciales n pour ne pas embarrasser les élévea, voire lesbons élèves, qui peuvent avoir fidt des éludes consciencieuses dans les hôpitaux généraux, sans avoir eu l'occasion ou le loisir d'apprendre la syphilis.
« Conséquence : le plus grand nombre des étudiants se lancent dans la pratique en n'emportant des bancs de l'école que des connaissances Buperflcielles, élémentaires, rudimentaires, sur les affections vénériennes en général et la syphilis en particulier.
» Et alors, conséquence de la conséquence, les erreurs pullulent en pratique. C'est là ce qui explique comment on a vu (et les exemples n'en seraient que trop faciles et trop nombreui à citer) des médecins se méprendre sur le chancre,